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La décision de fermer le secondaire au pavillon de Normétal ne surprend pas le Syndicat de l’enseignement de la Jamésie et de l’Abitibi-Témiscamingue (SEJAT).
Selon sa présidente, Cindy Lefebvre, cette option était dans l’air depuis plusieurs années. Les compressions budgétaires en éducation ont ajouté à la pression sur l’école.
On a vu la semaine dernière le budget du ministre [Éric] Girard, où il y avait une hausse de 2 % en éducation. Dans le réseau de l’éducation, on s’entend que 2 % avec l’inflation, ça fait en sorte qu’on n’est même pas capable de maintenir les services en place, souligne-t-elle.

les élèves du secteur de Normétal feront tout leur secondaire à La Sarre dès l’automne prochain. (Photo d’archives)
PHOTO: Radio-Canada / Gabriel Poirier
Revenant sur les arguments derrière la décision, Cindy Lefebvre s’interroge sur les statistiques mises de l’avant par le Centre de services scolaire du Lac-Abitibi.
Dans ce cas-ci précisément, je trouve que la statistique qui est nommée par Monsieur [Yves] Dubé est quand même particulière par rapport à la réussite, puis à l’abandon des élèves, compte tenu du fait que ces élèves vont à Normétal seulement pour la 1re et la 2e secondaire. Donc, le 3, 4 et 5 se font ailleurs. Il n’y a donc pas seulement l’école Boréale qui est garante du résultat de ces élèves, affirme-t-elle.
Elle ajoute que les élèves ne peuvent abandonner l’école pendant qu’ils sont à Normétal, puisqu’il faut avoir 16 ans pour le faire.
Appel à la créativité
La présidente du Syndicat des enseignants reconnaît toutefois que les enjeux sont de plus en plus grands pour les écoles éloignées des centres, surtout quand vient le temps d’attirer et de retenir du personnel.
Il faudra faire preuve de créativité, croit Cindy Lefebvre.
Ça se fait. Je pense notamment au Centre de services scolaire de l’Or-et-des-Bois, qui a mis des incitatifs pour des enseignants qui souhaiteraient aller enseigner à Senneterre, qui est quand même à une bonne distance de Val-d’Or. Ces enseignants ont une espèce de dédommagement pour le déplacement, explique-t-elle.
Elle cite aussi l’exemple du Centre de services scolaire du Lac-Témiscamingue qui a aménagé l’horaire des enseignants de Ville-Marie qui vont enseigner à l’école Gilbert-Théberge, à Témiscaming, pour leur permettre d’aller à la garderie le matin.


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