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Sur les 4 945 cas de contaminations confirmées, 2 325 personnes sont mortes, selon le dernier bilan des autorités congolaises.
Un agent de santé pulvérise du désinfectant sur le cercueil contenant la dépouille d’un homme, décédé du virus Ebola, à Bunia (République démocratique du Congo), le 12 août 2026. « La plus rapide jamais enregistrée. » Alors qu’elle se propage à une vitesse inédite, l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) est devenue, lundi 17 août, la plus meurtrière de l’histoire du pays : en trois mois, elle a dépassé les 2 300 morts recensés lors de la flambée survenue entre 2018 et 2020, considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière pour la RDC.
En cause dans la propagation actuelle : le variant Bundibugyo, pour lequel aucun vaccin ni traitement spécifique ne sont pour l’instant disponibles. « [Il] tue une personne toutes les trente minutes », précisait, le 14 août, Tom Fletcher, secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations unies (ONU) et chef des affaires humanitaires de l’ONU.
Le 15 mai, la RDC a déclaré avec plusieurs semaines de retard sa dix-septième épidémie d’Ebola, dans des régions du nord et de l’est du pays où la présence de l’Etat est fragile et les infrastructures de santé démunies face à l’explosion des cas : sur 4 945 contaminations confirmées en trois mois, 2 325 personnes sont mortes, selon le dernier bilan des autorités congolaises.
Riposte critiquée
La flambée actuelle s’est déjà étendue à six provinces de ce vaste pays d’Afrique centrale qui compte plus de 100 millions d’habitants, et où les flux de population échappent largement à la surveillance.
En trois mois, sept fois plus de cas et cinq fois plus de morts ont été recensés en RDC que lors des trois premiers mois de la plus importante épidémie d’Ebola de l’histoire, qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014, selon l’agence de santé de l’Union africaine.
Le 12 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait espérer inverser la tendance à la hausse de l’épidémie d’Ebola en RDC d’ici trois mois, alors que la riposte au virus fait l’objet de critiques pour sa lenteur et son manque d’organisation, malgré la mobilisation des organisations internationales.
Sur les 518 millions de dollars (448 millions d’euros) nécessaires au plan commun de préparation et de riposte lancé début juin par l’agence de santé de l’Union africaine et l’OMS face à l’épidémie, seuls 264 millions de dollars ont jusqu’ici été mobilisés, alertait également l’OMS le 12 août.
Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et qui provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années. Plusieurs vaccins sont à l’essai contre la souche du virus actuel.
Le Monde avec AFP


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