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  • Qui est "ZeroBytes", le duo de hackers français à l'origine du piratage du fisc ?

Le duo “ZeroBytes” a revendiqué la cyberattaque massive subie par la Direction générale des finances publiques en juin dernier. Mais qui sont ces cybercriminels, connus pour voler des données confidentielles avant de les revendre au plus offrant ?

La rédaction - Aujourd'hui à 18:00 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Intermarché Drive, la Fédération française de handball, Bureau Vallée ou encore l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE)... Le duo de pirates informatiques “ZeroBytes” n’en est pas à son coup d’essai. Depuis le début de l’été, ils ont revendiqué plusieurs cyberattaques, les dernières en date étant des données de l'Education nationale et surtout le piratage de l’administration fiscale, qui a touché quelque 678 000 particuliers et professionnels. Parmi les informations fiscales des particuliers dérobées figurent les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source.

Contacté par l'AFP via la messagerie Telegram le 17 août, le duo affirme avoir déjà vendu une partie de ce butin à « deux personnes », pour une somme se chiffrant à des « milliers d'euros », une information qu'il est à ce stade impossible de vérifier. « Les données sont toujours en vente », ajoute-t-il, une même base pouvant être copiée et cédée à plusieurs clients. Interrogé sur ses objectifs, le duo assure ne pas avoir de « motivations précises », si ce n'est « l'argent, j'imagine ».

« Sa principale motivation reste l'argent »

Invité de "Bonjour ! La Matinale TF1", l'expert en cybersécurité et hackeur éthique Clément Domingo, révèle avoir pu échanger avec l'un des cybercriminels pour en savoir plus sur son profil. S'il n'a pas voulu donner son âge, il s'agit « d'une personne sans emploi » qui « a postulé dans une entreprise pour faire de l'informatique » et a agi « en binôme ». « Sa principale motivation reste l'argent », a-t-il assuré.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « extraction frauduleuse de données » et « association de malfaiteurs », des faits passibles de sept ans de prison. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a de son côté convoqué une réunion de crise interministérielle. Les 678 000 usagers concernés par la première fuite devaient commencer à être contactés individuellement dès lundi, afin d'être mis en garde contre d'éventuelles tentatives d'escroquerie ciblée.

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