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Ebola : c’est quoi ce virus rare qui peut tuer jusqu’à 50 %, et pourquoi n’existe-t-il toujours pas de vaccin ?

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Une première phase grippale (fièvre, myalgies, céphalées) suivie de diarrhées sévères, de vomissements, de douleurs thoraciques et d'hémorragies internes et externes... Ce sont les symptômes de la maladie d'Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo et en Ouganda.

Pas moins de 80 décès, 246 cas suspects, une épidémie qui progresse très rapidement… L’OMS sonne l’alerte. Image générée à l’aide de l’IA. © Olena Apetroaiei, Adobe Stock

Ebola : l’OMS déclenche le second niveau le plus élevé avant l’alerte maximale, que se passe-t-il ?

Une nouvelle flambée d’Ebola secoue l’Afrique centrale. Apparue dans l’est de la République démocratique du Congo avant de franchir la frontière ougandaise, cette épidémie liée à une souche rare et mal connue a poussé l’OMS à déclarer une urgence sanitaire mondiale. Cas suspects en hausse, décès communautaires, absence de vaccin homologué : voici ce que l’on sait d’une crise qui inquiète désormais au-delà du continent africain.... Lire la suite

Cette pathologie, apparue pour la première fois en 1976 en Afrique sous la forme d'épidémies au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo (RDC), peut être provoquée par plusieurs virus de la famille des Filoviridae et du genre Orthoebolavirus.

Un virus à l’origine de seulement trois épidémies à ce jour

L'Orthoebolavirus zairense ou « Zaïre ebolavirus », plus couramment appelé « virus Ebola » ou EBOV, est le plus connu. Il est à l'origine de 31 des 42 épidémies d'Ebola rapportées en Afrique (23 000 cas dont près de 15 000 décès).

L'Orthoebolavirus sudanense ou Soudan ebolavirus, appelé « virus Soudan », est à l'origine de 8 de ces 42 épidémies, pour un total de 950 cas dont 500 décès.

Enfin, l'Orthoebolavirus bundibugyoense ou Bundibugyo ebolavirus, plus couramment appelé « virus Bundibugyo », est à l'origine de deux épidémies, une en 2007‑2008 en Ouganda et une en 2012 en RDC, qui avaient totalisé 211 cas.

C'est ce dernier virus Bundibugyo qui est en cause dans l'épidémie qui sévit actuellement en RDC. Problème : il n'y a ni vaccin ni traitement spécifique... « Avec cette souche, le taux de létalité est très important, on peut aller jusqu'à 50 % », a déclaré Samuel-Roger Kamba, le ministre de la Santé congolais, lors d'une conférence de presse.

Alors qu’un vaccin de prévention contre le virus Zaïre a pu être mis au point, les recherches sont encore en cours pour le virus Bundibugyo. © Felipe, Adobe Stock (image générée avec IA)

Pourquoi ce virus n’a pas ni traitement ni vaccin

Découvert il y a 18 ans, lors de l'épidémie en Ouganda - son nom provient de nom d'un quartier où vivaient les premières personnes infectées -, le virus Bundibugyo reste peu étudié par rapport au virus Ebola « classique » (Zaïre). Ce dernier, le plus ravageur, a reçu les plus grands efforts de financement et de recherche après l'épidémie de 2013-2016, laissant le virus Bundibugyo nettement moins étudié.

Les survivants d’Ebola souffriraient de complications. L'origine des symptômes reste cependant inconnue. © USAID U.S. Agency for International Development, Flickr, CC by-nc 2.0

Les survivants d'Ebola présentent de graves séquelles

Survivre à la maladie à virus Ebola interroge la communauté scientifique. Quelles sont les conséquences sur l'organisme ? Les résultats des études montrent dans le sang des survivants des taux anormaux de marqueurs immunitaires et inflammatoires, deux ans après la survenue de la maladie. Les chercheurs veulent également s'assurer que l'après-Ebola ne s'oriente pas vers une maladie chronique.... Lire la suite

Aujourd'hui, deux vaccins préventifs ciblant le virus Zaïre ont été approuvés : le vaccin Ervebo et le vaccin Zabdeno et Mvabea. Le premier est recommandé pour les personnes à haut risque de contamination dans les zones de flambée épidémique, même si tous deux ne sont à ce jour pas déployés dans le cadre de campagne de vaccination préventive de masse.

Des vaccins prometteurs testés chez les animaux

En revanche pour le Bundibugyo, les études sont encore en cours. Plusieurs candidats vaccins sont actuellement testés, avec une efficacité plutôt prometteuse, mais les recherches n'ont été menées que sur les animaux (macaques, singes, souris...).

La mise au point d'un vaccin qui couvrirait les différentes espèces virales est également à l'essai (vaccin universel), mais elle représente un véritable défi en raison d'un très grand nombre de différences antigéniques entre les espèces Zaïre, Soudan et Bundibugyo.

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