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Les ports de Trois-Rivières et de Bécancour joueront un rôle actif, à compter de l'an prochain, pour le renforcement de la présence militaire dans le Grand Nord canadien.
Les ports de Trois-Rivières et de Bécancour joueront un rôle actif, à compter de l'an prochain, pour le renforcement de la présence militaire dans le Grand Nord canadien.
C'est par là que transitera une partie des matériaux et équipements dont auront besoin les Forces armées canadiennes pour la modernisation de bases existantes et la construction de nouvelles installations.
Aux conteneurs remplis de marchandises de toutes sortes, destinés au ravitaillement annuel de 45 communautés Inuits du Grand Nord, s'en ajouteront, à partir de 2027, qui contiennent du matériel à usage militaire.
Des habitations modulaires pour les membres des forces armées, des bâtiments de service, des hangars, de l'équipement et des matériaux divers; tout ça, livré via la route maritime à partir de Bécancour et Trois-Rivières.
Ça s'inscrit dans l'effort en cours de près de 40 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour accroître la présence militaire canadienne dans l'Arctique et mieux en garantir la souveraineté.
Mais, naturellement, il y a toute une série de nouveaux projets, entre autres, là on parle de nouveaux hangars, nouvelles installations pour la Défense nationale. Ça, ça commence au cours des prochains deux ans, expose Daniel Dagenais, le président et chef de la direction de NEAS

NEAS fait partie des compagnies qui ravitaillent les communautés, l'armée et les entreprises du Nord.
Photo : Fournie par NEAS
La société maritime, qui possède le savoir-faire et tout l'équipement flottant et terrestre pour desservir le Grand Nord, sera mise à contribution puisque l'armée n'a pas ce qu'il faut pour le faire elle-même.
La plupart des forces armées, de différents pays, n’ont pas de navires dédiés. Souvent, ils vont louer, explique M. Dagenais.
Cela signifie que le trafic maritime vers l'Arctique au départ de Bécancour et Trois-Rivières n'ira pas en diminuant.
Dans les dix dernières années, il a doublé. Rien que la croissance depuis 2025 est de 15 %. C'est que la population du Grand Nord augmente. Il faut construire des maisons, des infrastructures, des écoles, des dispensaires et même élever des éoliennes.
Au même moment, il y a des besoins pour la machinerie, pour supporter cette activité-là, machinerie qu'on devra rapporter. Donc, excavatrices, plaques vibrantes, concasseurs de pierre…, énumère Daniel Dagenais.
À Trois-Rivières, les amarres de la dernière expédition de la saison ont été larguées il y a quelques jours.
Depuis le début de l'été, la desserte du Nord a accru sensiblement les activités portuaires.
On maximise. On optimise, pour s'assurer que la logistique est au rendez-vous. On a été capable de répondre à la demande, se réjouit Anick Métivier, président-directeur général du Port de Trois-Rivières.
Cette saison, Neas avait d'ailleurs dû ajouter à sa capacité de transport, en l'occurrence en ajoutant un navire à sa flotte qui en compte maintenant sept et en faisant l'acquisition de nouvelles barges de débarquement
Il n'y a pas que l'armée qui a des besoins. Des marchandises devront aussi être expédiées dans le cercle polaire pour les besoins de la Garde côtière.


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