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Parcs Canada annonce la compression de l'équivalent de 500 emplois à temps complet au pays, et un total de près de 3000 postes sont incertains. Sur la Côte-Nord, ce sont 53 emplois qui sont potentiellement menacés, selon l'Alliance de la Fonction publique du Canada, soit 39 à Havre-Saint-Pierre et 14 à Tadoussac.
Ainsi, 60 % des effectifs sont visés par une suppression de leur poste, une relocalisation ou une modification de leurs tâches. Un programme de départs volontaires a aussi été proposé.
Le vice-président exécutif régional de l’Alliance de la Fonction publique du Canada pour le Québec, Sébastien Paquette, explique que les employés visés ont reçu une lettre les informant que leur poste est remis en question.
Ce ne sont donc pas tous ceux qui reçoivent la lettre qui seront congédiés. Le syndicat décrit cette situation comme un siège éjectable sur lequel la personne est placée. Un processus qui dure 120 jours, selon Sébastien Paquette.
C'est très stressant et angoissant pour tout le monde.

Sébastien Paquette est vice-président exécutif régional de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) pour le Québec, le syndicat qui représente notamment des employés de Parcs Canada. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté AFPC
Sébastien Paquette mentionne qu'une baisse de personnel pourrait entraîner une réduction des heures d'ouverture de la réserve du parc national de l'Archipel-de-Mingan.
Cela pourrait signifier aussi moins de gardes en patrouille et de guides pour informer les visiteurs. Si on est perdu, ça va être plus dur d'être secouru, s'inquiète-t-il.
Cette réorganisation survient après qu'Ottawa a amputé de 145 millions de dollars le budget de Parcs Canada. La députée de la Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan, Marilène Gill, s'inquiète de ces compressions.
Elle dénonce le désengagement du gouvernement du Canada en matière d’environnement. C'est un signal clair de la part du gouvernement de l'intérêt qu'il porte à tout ce qui est protection de la nature et de l'accessibilité pour la population à ces parcs, lance-t-elle.

La députée bloquiste dans Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan, Marilène Gill, explique que ces coupes frappent directement la recherche scientifique, l'éducation et la protection de la biodiversité.
Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin
Selon la députée fédérale, ces compressions risquent d’avoir aussi un impact sur l’économie régionale et sur les organismes partenaires de Parcs Canada. Elle explique également que la situation soulève des contradictions quant au projet d’agrandissement du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Le Bloc québécois compte questionner le gouvernement du Canada à ce sujet.


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