NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La FIFA a sa Coupe du monde, mais Drummondville, elle, a sa Coupe de la diversité. La ville du Centre-du-Québec sera l’hôte ce week-end d’un tournoi de soccer qui mettra aux prises des joueurs des quatre coins du globe. Loin des enjeux sportifs du Mondial, l’événement sera plutôt l’occasion de rassembler autour de la passion du ballon rond et de briser l’isolement de certains nouveaux arrivants.
Organisé par l’Association sportive et culturelle africaine de Drummondville (ASCAD), le Festival Diversité Drummond en est à sa troisième édition. Comme lors des éditions précédentes, un tournoi amical de soccer viendra clore le week-end de festivités.
À l’occasion de la Coupe du monde de soccer disputée en partie en sol canadien, l’ASCAD a vu un peu plus gros. La Ville de Drummondville, l’organisme Intro Drummondville et l’association Coopération et amitié Canada-Maroc ont également mis la main à la pâte.
En plus du tournoi à huit équipes, l’événement promet des kiosques de restauration et d’exposition et des performances musicales.
Le tout prendra fin dimanche après-midi avec la diffusion sur écran géant de la finale de la Coupe du monde de la FIFA dans un centre sportif intérieur.
« On veut faire de ce festival un levier de célébration autour de la Coupe du monde et démontrer la diversité des cultures » présentes à Drummondville, explique Michaël Tchuitcheu, l’un des organisateurs.
Pas question toutefois de diviser les équipes par nationalités, comme au Mondial.
« Plusieurs cultures »
« Ce sont des équipes mixtes et c’est voulu. À travers une équipe de soccer, on peut brasser plusieurs nationalités », précise M. Tchuitcheu, qui y voit une belle occasion de rappeler que le Mondial est d’abord un rassemblement « de plusieurs cultures » différentes.
C’est aussi une belle occasion pour l’ASCAD de se faire connaître des nouveaux arrivants, de plus en plus nombreux à Drummondville.
Selon le dernier recensement de Statistique Canada, près de 10 % de la population locale est issue de l’immigration de première ou de deuxième génération. L’immigration africaine en particulier est en hausse depuis cinq ans, en provenance notamment du Cameroun, de la Côte d’Ivoire ou de la République démocratique du Congo.
Le bassin industriel de la ville de 85 000 habitants en fait une destination « idéale pour les travailleurs qualifiés », estime M. Tchuitcheu, qui y habite depuis 2017.
L’ASCAD s’est donné comme mission d’aider à leur installation et à leur intégration. Travail, logement, éducation, finances, immobilier : l’association offre conseils et accompagnement sur une foule de sujets.
« On identifie les besoins et on essaie à notre niveau d’apporter des solutions », résume Michaël Tchuitcheu, qui rêve de faire de l’organisme « une plaque tournante pour la diversité dans notre ville ».
L’association souhaite aussi briser la solitude de plusieurs nouveaux arrivants, selon Aboubacar Keita, l’un des membres fondateurs de l’association.
« L’isolement, la plupart des gens qui sont nouveaux y font face », fait-il remarquer, mais le sport peut être un antidote efficace.
L’ASCAD a ainsi son équipe de soccer qui s’entraîne chaque fin de semaine, tout au long de l’année.
« On ne fait pas que jouer au soccer, on organise des activités, on fait des dîners, etc. C’est un moyen de briser l’isolement » et de retisser le réseau social de ceux qui commencent une nouvelle vie à Drummondville, croit M. Keita.
Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.


4 day_ago
14



























.jpg)






French (CA)