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Le Comité des droits fonciers issus de traités (TLEC) du Manitoba a relancé son action en justice contre le Canada pour ses violations persistantes de l’Accord-cadre du Manitoba (MFA) de 1997 sur les droits fonciers issus de traités (TLE). Cette action en justice a fait l'objet d'une première audience officielle mardi à la Cour fédérale du Canada.
Selon l’anthropologue, professeur agrégé en éducation autochtone à l’Université d’Ottawa, Robert-Falcon Ouellette, tant que les terres ne sont pas officiellement converties en réserves, les Premières Nations ne peuvent pas y lancer de projets commerciaux ou d’infrastructures, ce qui engendre des pertes financières colossales.
« Les seules personnes qui gagnent à être devant le tribunal, c’est les avocats. Pour tous les Canadiens, pour toutes les Premières Nations, ce serait bien de juste s’asseoir à une table. On parle ici de l’honneur de la Couronne, de la réconciliation et du coût des retards. »Robert-Falcon Ouellette indique que les Premières Nations du Manitoba demandent 3,5 milliards de dollars, qui seront investis dans la province au profit de tous les résidents. Selon lui, la situation actuelle entourant les droits fonciers dans la province est le résultat d’un échec historique et persistant du gouvernement fédéral à honorer ses promesses.


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