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DIRECT- Moyen-Orient : les Etats-Unis visent "l'asphyxie économique" de l'Iran et menacent les alliés de Téhéran

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Le gouvernement américain a affirmé lundi sa volonté de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran et adressé un avertissement ferme aux pays qui continueraient à soutenir Téhéran, qui voit là un "aveu de défaite" des Etats-Unis.

Lors d'une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions dites "secondaires", touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

Les États-Unis lancent une attaque économique d'une ampleur jamais vue contre l'Iran

Il n'a toutefois pas précisé quand elles entreraient en vigueur ni quels pays pourraient se retrouver dans le viseur des Etats-Unis. La Chine, par exemple, est une grande consommatrice de pétrole iranien.

L'avertissement s'adresse également au reste du monde puisque les pays qui ne participeront pas aux sanctions américaines "partageront l'isolement de l'Iran", a menacé le ministre, envisageant notamment d'expulser les récalcitrants "du système dollar".

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Menaces américaines contre les partenaires de l'Iran: la Chine "défendra fermement" ses intérêts

Le chef de l'armée pakistanaise s'est entretenu avec le président iranien

Le puissant chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dont le pays joue les médiateurs entre l'Iran et les Etats-Unis, s'est entretenu lundi avec le président iranien Massoud Pezeshkian à Téhéran, a annoncé la télévision d'Etat iranienne.

La rencontre a eu lieu après que le président américain Donald Trump s'est entretenu, la semaine dernière, avec le maréchal Asim Munir, a indiqué une source proche des discussions à l'AFP.Le Pakistan a joué un rôle de médiation très actif pour la mise au point d'un protocole d'accord signé mi-juin, censé mettre fin au conflit mais qui a rapidement volé en éclats.A Téhéran, le haut gradé pakistanais a également rencontré le négociateur en chef iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, avait rapporté plutôt la télévision d'Etat.Le gouvernement américain a annoncé lundi sa volonté de "couper toutes les ressources économiques" qui "maintiennent (le) régime tyrannique" iranien en vie, et lancé un nouveau train de sanctions contre Téhéran touchant l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

Au bout de six mois, Trump oscille entre l'ennui et une forme de déni face à l'Iran

Six mois après avoir ordonné les premières frappes contre l'Iran, Donald Trump semble souvent osciller entre ennui face à un conflit enlisé et une forme de déni face au mécontentement croissant des Américains.

Mercredi dernier, le président américain a convié la presse de manière inattendue. Mais ce n'était pas pour parler du conflit au Moyen-Orient, ni de l'inflation persistante qui y est liée.

C'était pour faire visiter, avec force explications techniques, l'un de ses nombreux chantiers, une grande plateforme d'hélicoptère dans les jardins de la Maison Blanche.

Ce matin-là, l'ancien promoteur immobilier a prononcé le mot "granite" 13 fois. Le mot Iran, 3 fois, seulement lorsque les journalistes l'ont interrogé.

Bien souvent, le président américain se montre plus animé en parlant de construction qu'en évoquant l'opération "Furie épique" déclenchée le 28 février par des frappes israélo-israéliennes.

Le conflit est pourtant bien présent dans l'esprit des Américains, appelés à voter en novembre lors des élections législatives de mi-mandat, les "midterms".

"Le président nous a entraînés dans un bourbier", proteste Garrett Reed, 62 ans, professeur à la retraite interrogé par l'AFP au Texas.

20 morts dans 68 incidents près d'Ormuz, selon l'OMI

Le stratégique détroit d'Ormuz a été au coeur des six mois de guerre opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël, de nombreux navires commerciaux ayant été pris pour cible dans cette zone.Au total, 68 incidents ont été confirmés par l'Organisation maritime internationale (OMI) dans le Golfe, le Golfe d'Oman et la mer d'Arabie, l'équivalent d'un tous les deux jours et demi.Au moins 20 marins et travailleurs portuaires ont trouvé la mort dans ces incidents, 35 ont été blessés et un est porté disparu, selon cette agence des Nations unies.Environ la moitié de ces incidents ont impliqué des pétroliers, 20% des porte-conteneurs et 15% des vraquiers.L'agence maritime britannique UKMTO a classé 47 de ces incidents comme des attaques.Les navires battant pavillon du Liberia ont été les plus touchés, ayant été impliqués dans 13 incidents, suivis par 10 navires enregistrés au Panama et autant aux îles Marshall. Des navires battant pavillon iranien ont été impliqués dans quatre incidents.La fréquence des incidents a fluctué au fil des différentes phases du conflit.

Un pétrolier touché par un "projectile inconnu" au large d'Oman

Un pétrolier a été touché par un "projectile inconnu" qui a endommagé sa salle des machine et l'a rendu "inopérant" alors qu'il circulait au large d'Oman, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'agence maritime britannique, UKMTO."Le navire a été touché par un projectile inconnu qui a endommagé la salle des machines et a rendu le navire inopérant", a indiqué cette source, précisant que l'équipage était sain et sauf. L'incident s'est produit à 9 milles nautiques (16,7 km) au nord-est de la ville omanaise d'Ash Shishah, dans le détroit d'Ormuz.

Inflation de 66% sur 12 mois

Le 22 juillet, l'inflation atteignait 66% sur douze mois dans le pays, contre 46% en février, et la monnaie nationale poursuit sa dégringolade: un dollar s'échangeait la semaine dernière contre 1,88 million de rials, contre 1,65 million juste avant le conflit.

Et selon la société de suivi maritime Kpler, le blocus américain imposé aux ports iraniens a entraîné une chute des exportations pétrolières de l'Iran, passées de deux millions de barils par jour avant la guerre à seulement 0,4 million à la mi-août, leur plus bas depuis le début du conflit. 

"Situation très difficile"

Au coeur du conflit, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

L'Iran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit et discute depuis des semaines d'un accord sur les modalités de son franchissement avec Oman, qui borde la rive sud du détroit. Le chef de la diplomatie omanaise, Badr al-Busaidi, est attendu mardi à Téhéran.  

"Nouvelle défaite"

Sur la télévisiond'Etatiranienne, le ministre de l'Economie Ali Madanizadeh a rétorquéque les menaces américaines se traduiraient par "une nouvelle défaite" de Washington et queTéhérandisposait d'un "plan sur deux ans" pour contrerces sanctions.

"Couper toutes les ressources économiques" de l'Iran

Le gouvernement américain a affirmé lundi sa volonté de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran et adressé un avertissement ferme aux pays qui continueraient à soutenir Téhéran, qui voit là un "aveu de défaite" des Etats-Unis.

Lors d'une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions dites "secondaires", touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

"L'Iran fait face à un choix très clair, avec seulement deux chemins possibles: un isolement total et une économie de subsistance, ou un retour vers la normalité avec la possibilité de rejoindre l'économie mondiale", a prévenu M. Bessent.

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