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L'automobiliste qui s’est fait happer par un train dans le secteur de la rue Wellington Sud le 7 juillet blâme la compagnie ferroviaire responsable du chemin de fer.
Marye Labosse habite dans le secteur depuis 2022. Elle prend quotidiennement sa voiture pour se rendre au travail. Ce qui devait s’apparenter à une journée régulière s'est rapidement transformé en un cauchemar pour la femme dans la trentaine, mère d’un poupon de 18 mois.
Une fois engagée sur le chemin de fer, à sa gauche arrivait un train. Elle a accéléré avant que le train percute la porte arrière de son véhicule.

Marye Labosse a vécu un cauchemar il y a deux semaines
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
« Je ne suis pas encore capable de conduire puisque mon bras n’est pas encore assez mobile pour avoir des réflexes de conducteur. Mais malgré tout, chaque fois que j’embarque comme passager, j’ai le souffle court », laisse tomber la citoyenne.
Marye Labosse déplore que les chauffeurs de la compagnie ferroviaire Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) ne klaxonnent pas pour annoncer leur présence.
Je blâme la compagnie de train de ne pas faire de sensibilisation autour de ces chauffeurs. Ça fait plusieurs fois qu’on fait des appels, qu’on nomme le passage à niveau [...] mais chaque fois qu’on appelle, les téléphonistes ont de la difficulté à trouver ce passage à niveau. Il n’a pas l’air d'exister vraiment, il semble être tombé dans une craque.
Je les blâme de ne pas se préoccuper de ce qu’il se passe ici.
Comme l'incident s'est produit sur un passage à niveau privé, le sifflet du train n’est pas obligatoire, écrit par courriel la compagnie ferroviaire CPKC.
L’incident s’est produit lorsque la voiture ne s’est pas arrêtée au panneau d’arrêt et s’est engagée devant le train, peut-on lire.

Derrière ce panneau d'arrêt se cache le quartier résidentiel de Marye Labosse.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Le SPS défend son intervention
La citoyenne déplore aussi la gestion du corps policier dans le dossier. Elle affirme que le Service de police de Sherbrooke (SPS) n'a pas pris sa version des faits à la suite de l’incident.
[Le SPS] m’a indiqué qu’une vidéo avait été fournie qui prouve que le chauffeur avait klaxonné et avait annoncé son arrivée. Je trouve ça très étrange. On est plusieurs adultes chez moi et personne n’a entendu le train sonner avant d’entendre les freins d’urgence s’engager, laisse-t-elle tomber.
Le SPS n’a pas voulu accorder d’entrevue. Par écrit, le corps policier affirme que les policiers ont effectué les vérifications nécessaires et recueilli les informations pertinentes auprès des personnes impliquées.

Le passage à niveau où s'est produit l'accident.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
Les lignes de visibilité adéquates
Transports Canada établit les exigences et les responsabilités des compagnies ferroviaires, des municipalités et des propriétaires concernés afin de réduire les risques de collision.
Par écrit, le ministère fédéral indique qu’il a effectué un suivi auprès de la compagnie ferroviaire afin de s’informer de la conformité des installations du passage à niveau. Selon les renseignements obtenus, les lignes de visibilité depuis la position d’arrêt étaient adéquates pour respecter les exigences réglementaires pour ce passage à niveau.


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