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Deux jeunes passionnés de politique de l’Abitibi-Témiscamingue participent à la 76e législature du Parlement jeunesse à Québec. Âgés de 19 ans, ils y vivent depuis vendredi une simulation parlementaire non partisane inspirée du fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Benjamin Brassard, de Villebois, effectue un retour au Parlement jeunesse, cette fois-ci comme secrétaire général de l’Assemblée, après avoir été député l’an dernier. Un nouveau rôle qu’il apprécie.
Je fais partie de ce qu’on appelle les officiers de table. On comprend encore plus les règlements, la procédure, la façon de fonctionner à l'Assemblée nationale, affirme-t-il.
C'est le fun, parce que j'approfondis les connaissances que j'avais déjà, puis j'améliore ma compréhension. Je rencontre aussi de nouvelles personnes, et je renforce des amitiés.
Au lieu de participer aux débats sur les projets de loi à l’étude, il fait partie de ceux qui s’assurent plutôt du bon déroulement des sessions.

Près d'une centaine de jeunes de 18 à 25 participent chaque année au Parlement jeunesse du Québec. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté - Émil Lavoie
Je suis celui qui s’occupe du chrono. Je suis aussi chargé d’ouvrir et fermer les sessions. Comme on le voit au canal de l’Assemblée nationale, je dépose et je reprends la masse, qui représente le chef de l’État, le roi du Royaume-Uni, et je participe à la procession de sortie avec la présidente. J’annonce la présidente et le lieutenant-gouverneur. J’assiste aussi la présidente dans son rôle, précise Benjamin Brassard.
Porter la voix des régions
Jeune conseiller municipal à Duhamel-Ouest, Emrik Bérubé découvre quant à lui le rôle de député au sein du gouvernement à sa première participation au Parlement jeunesse.
Du fait que c'est non partisan, on va chercher qu'est ce qu'on croit vraiment et réellement pour chacun des projets de loi.
Ma vision est toujours d'apporter la vision régionale. Il y a des choses qui peuvent être positives pour Montréal, mais qui peuvent être très nuisibles pour les régions. Si nous, les gens des régions, on ne se manifeste pas, personne de la ville ne le fera pour nous et c'est normal. Ils n'ont pas les mêmes réalités que nous. C’est ça qui qui m’a motivé à participer, fait-il valoir.

Au cours de la législature, les participants débattent de quatre projets de loi en assemblée plénière et en commission parlementaire. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté - Émil Lavoie
Quatre projets de loi
La première journée a servi à l’assermentation des députés et au discours du trône par Farnell Morisset, qui agit à titre de Lieutenant-gouverneur. Les députés ont ensuite débattu sur le principe de quatre projets de loi :
- L’intégration de l’intelligence artificielle dans la fonction publique
- L’impact de l’héritage sur la mobilité sociale
- La détermination des peines dans le système de justice
- L’encadrement d’une exploitation spatiale responsable
Les députés ont aussi pu proposer et débattre des amendements sur les projets de loi en commission parlementaire.
C’est la première simulation à laquelle je participe. Je dois m’adapter. Il y a beaucoup de personnes qui nous écoutent, alors c’est quand même un peu stressant. On veut être capable d’amener comme il faut nos idées pour améliorer un projet de loi. Des fois, ça va super bien sur des allocutions. D’autres fois, c’est un peu plus difficile. Mais on se retrousse les manches et on se dit qu’on va faire mieux la prochaine fois, raconte Emrik Bérubé, qui aimerait bien participer de nouveau au Parlement jeunesse.


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