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La MRC de Témiscamingue souhaite mettre à jour la cartographie des zones inondables en engageant une firme.
La version de Québec couvre une grande étendue en bordure de l'eau et pose problème à certaines municipalités.
Notre-Dame-du-Nord, par exemple, se voit limitée dans le développement résidentiel de la baie Paulson. Comme la zone est cartographiée inondable, la Municipalité ne peut pas délivrer de permis de construction.
Ça limite le développement économique de Notre-Dame-du-Nord, puisqu’on pourrait avoir jusqu’à une centaine de terrains au bord du lac. Aujourd’hui, les promoteurs ne souhaitent pas le faire, parce que la loi place ces terrains en zones inondables, alors qu’ils ne le sont pas, estime le maire Michel Vaillant.

Michel Vaillant souligne l'importance de nouvelles constructions pour une municipalité. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
M. Vaillant explique que jusqu’à récemment, l’église, située à une centaine de mètres de l’eau et à un niveau beaucoup plus élevé, était tout de même comprise dans la zone inondable. Il y a une partie qui a été corrigée, mais il y a une autre partie que le gouvernement a refusé de modifier jusqu’à maintenant, précise-t-il.
Ces terrains pourraient représenter un apport important de taxes municipales, à condition qu’ils soient situés hors de la zone inondable après révision.
Le maire Vaillant se dit optimiste à ce que les terrains deviennent constructibles, quitte à construire à un mètre au-dessus du niveau maximal que peut atteindre le lac, ou à installer un vide sanitaire, suggère-t-il.
Le lac Témiscamingue, c’est un réservoir, il ne peut pas aller plus qu’à un certain niveau, fait valoir Michel Vaillant.
80 % d’aide financière
Le gouvernement permet une révision de la cartographie des zones inondables et rembourse une partie, indique le préfet de la MRC de Témiscamingue, Martin Lefebvre.

Le pont qui enjambe la rivière des Outaouais, qui devient le lac Témiscamingue à partir de Notre-Dame-du-Nord. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
On va faire faire une étude en fonction des règles gouvernementales, parce qu’ils nous le permettent, mentionne-t-il. Ils ne fournissent pas, parce qu’ils ont eu beaucoup de demandes de révisions, alors le gouvernement injecte des sous. Ils disent : ''Si vous engagez une firme pour faire votre analyse un peu plus pointue, c’est correct, on va assumer 80 % de la facture comme ministère, en autant que le cahier des charges soit respecté''.
D’autres municipalités ont été surprises de découvrir la révision de cartographie de zones inondables potentielles du ministère des Ressources naturelles et des Forêts. Les cheveux, souvent, nous ont redressés sur la tête!, illustre M. Lefebvre.
Des citoyens auraient acheté des terrains avant de savoir qu’ils ne pouvaient pas construire, compte tenu du statut du lot.
Le projet pourrait être inscrit au budget 2027 si les subventions sont obtenues, tandis que le solde de 20 % serait réparti entre les municipalités concernées.


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