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Les informations transmises par le public peuvent s’avérer primordiales pour la Sûreté du Québec (SQ) dans des enquêtes pour des disparitions ou encore des recherches pour trouver une personne d’intérêt dans un dossier de nature criminelle.
En Abitibi-Témiscamingue, cela a notamment été le cas au début du mois de juillet, alors qu’une femme, portée disparue pendant une semaine, a été retrouvée saine et sauve grâce à l’aide du public.
À l’automne 2025, la Sûreté du Québec avait aussi lancé un appel à la population pour retrouver une personne d’intérêt, après un homicide et un incendie survenus dans une maison de Normétal, en Abitibi-Ouest. Les porte-paroles de la SQ avaient aussi rappelé que chaque détail peut être important à la suite de quatre incendies suspects dans la même semaine à Val-d’Or.
C’est sûr que l’aide du public va nous aider énormément, confirme Kim Cormier, agente d’information pour la Sûreté du Québec. On parle de disparition, mais on parle aussi de beaucoup de dossiers, autant de l’information criminelle, une personne qui est portée disparue ou encore une alerte Amber.
La SQ s’occupe de faire le tri

À la suite d’un événement, un poste de commandement peut être installé pour rencontrer des témoins ou obtenir de nouveaux renseignements. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Perron
Avec le volume d’information reçu, comment faire le tri entre les éléments susceptibles de faire avancer l’enquête et ceux non pertinents?
Kim Cormier mentionne qu’il revient aux employés de la centrale d’information criminelle de la Sûreté du Québec, opérationnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, d’effectuer ce premier tri.
C’est à nous de se demander si c’est pertinent. Ce n’est pas au citoyen de se demander si c’est pertinent ou non, parce qu’un élément qui peut sembler banal pour un citoyen peut être un élément d’enquête qui est manquant pour nous, ou qui peut venir appuyer des éléments qu’on a déjà, fait-elle remarquer.
Dans le cas d’une disparition, ça peut être aussi banal que de dire : "J’ai vu une personne qui lui ressemble, mais elle n’était pas habillée comme elle était décrite". Ça se peut que la personne se soit changée, donc c’est mieux d'appeler la Sûreté du Québec, de donner les informations et peut-être que nous ça va nous orienter vers une démarche d’enquête, ajoute-t-elle.
Les caméras de surveillance
Lors des recherches pour retrouver la femme portée disparue en Abitibi-Témiscamingue au début du mois de juillet, la Sûreté du Québec avait spécifiquement demandé aux citoyens de certains secteurs précis de visionner leurs caméras de surveillance à la recherche d’une camionnette blanche.
C’est sûr que ça nous aide énormément, affirme Kim Cormier. On va se le dire, ça fait des yeux de plus à chercher pour la personne, surtout quand on parle d’une crainte pour la vie. Assurément, les caméras et l’aide du public là-dedans, ça nous aide énormément.
Ce qui nous aide, c’est que les gens visionnent le contenu de leur propre caméra. Ça fait que nous, on n’a pas besoin de visionner les caméras de tout le monde. Ça fait une grosse économie de temps et, dans certains dossiers, le temps est très important.
Réduire l’entonnoir, mais ne rien écarter
Selon Kim Cormier, les informations transmises par le public peuvent permettre de réduire l’entonnoir des recherches, mais les enquêteurs n’écartent pour autant aucune piste tant que le dossier n’est pas résolu.

Kim Cormier assure que les informations peuvent être transmises de façon confidentielle.
Photo : Capture d'écran
L’information va être corroborée et validée avant tout, mais on ne va pas écarter toutes les autres possibilités non plus, parce que, tant qu’on n’a pas retrouvé la personne, on ne veut pas se fermer des portes. On veut toujours garder nos horizons quand même ouverts, fait-elle observer.
Oui, on va diriger les recherches vers l’information si elle est corroborée et véridique, mais on va aussi continuer les autres démarches autour, précise-t-elle.
Un processus sécuritaire et confidentiel
Kim Cormier encourage les citoyens à transmettre toute information à la Sûreté du Québec, insistant sur la confidentialité et la nature sécuritaire du processus.
Notre but, c’est de s’assurer de la sécurité des gens, que les gens n’aient pas de représailles. L’information va être traitée de façon confidentielle, assure-t-elle.
Elle insiste sur le fait que des éléments d’informations qui peuvent sembler anodins aux yeux des citoyens peuvent s’avérer cruciaux pour les enquêteurs.
Les informations incomplètes, ou parcellaires, peuvent aussi s’avérer utiles.
Si nous, on cherche un véhicule suspect, qu’on a le modèle et la marque, si quelqu'un aperçoit un tel véhicule, mais ne voit pas la plaque, ou juste une partie de la plaque, avec la couleur, ça peut nous aider et nous orienter dans nos recherches, conclut Kim Cormier.


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