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« J'ai peur pour le Groenland. Ça m'inquiète », confie Ann Venters, d’Halifax. « Je suis un peu anxieuse et un peu fâchée », déclare sa cousine Joanne Mckeough. « Je peux dire que je suis stressé », reconnaît Paul Antoniuk.
Ces trois citoyens rencontrés mercredi au centre-ville d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, décrivaient leurs réactions aux récentes manchettes et nouvelles géopolitiques depuis le début de l'année 2026.

De gauche à droite : Joanne Mckeough, Paul Antoniuk et Ann Venters
Photo : Radio-Canada / Paul Légère
L'actualité peut être une source de stress et d'anxiété, mais il existe des façons de mieux gérer ces réactions, affirment des spécialistes en santé mentale.
L'anxiété peut prendre une telle ampleur que ça vient affecter là notre quotidien, ne serait-ce que notre fonctionnement, a expliqué en entrevue mercredi la psychologue québécoise Nathalie Parent.
L'alimentation, le sommeil, des pensées noires, décrit-elle.
Elle suggère quelques astuces pour réduire cet impact.
Il est donc important, pour notre santé, d'adopter des stratégies pour réduire l'anxiété liée à l'actualité, telle que limiter notre exposition aux nouvelles, sans l'éliminer, avance-t-elle.
La manière de limiter sa consommation de nouvelles peut varier, selon le style de vie et les besoins des gens.
Peut-être que ça serait le soir qu'il faudrait limiter l'exposition, ne pas regarder les nouvelles le soir, mais y aller davantage le matin, par exemple, dit Nathalie Parent.

Nathalie Parent est psychologue, auteure et conférencière,
Photo : Radio-Canada
Il faut limiter l'information, puis choisir aussi une information qui va être une source d'information fiable, évidemment, précise-t-elle.
Consommer les nouvelles en modération n'est pas la seule stratégie qu'on peut adopter.
Se nourrir d'aspects qui nous font du bien, que ce soit le lien avec les autres, se changer les idées ou être dans quelque chose, de faire quelque chose de constructif et contribuer à la société en faisant, par exemple, du bénévolat, déclare la psychologue.

Des militaires du Danemark participent à un exercice à Kangerlussuaq, au Groenland, le 17 septembre 2025.
Photo : Reuters / Guglielmo Mangiapane
Tout comme miser sur notre résilience, faire de l'exercice et accepter notre sentiment d'impuissance. Des tactiques déjà adoptées par certains Néo-Écossais.
Lorsqu’on leur demande de réfléchir aux aspects de leurs vies qui pourrait remplacer l’accent mis excessivement sur les mauvaises nouvelles, nos interlocuteurs avaient déjà des réponses en tête.
Je marche dans la forêt avec ma cousine, dit Joanne Mckeough.
Apprécier ce que vous avez, lance Ann Venters.
D’après le reportage de Paul Légère


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