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Cette compagnie créée par un jeune Bastiais parie sur un navire à foil, au départ de Bastia, relier en 2 à 3 heures Gênes, Livourne et le Latium. Démarrage espéré fin juillet.
Passer la publicité Passer la publicitéUne traversée maritime entre la Corse et l’Italie en deux à trois heures, soit deux fois moins de temps que d’habitude. La nouvelle compagnie Cors’express s’apprête à relever le défi dès cet été. Pour y parvenir, la société portée par un jeune Bastiais va lancer un navire à foil, au départ du port de Bastia vers trois hubs italiens : Gênes, Livourne et la région du Latium. Plus rapides, les bateaux à foils naviguent sur des eaux agitées grâce à des ailes sous-marines, ou foils, qui soulèvent la coque au-dessus de la surface de l’eau, y compris lorsqu’il y a des vagues. Cela réduit la traînée tout en augmentant la stabilité pour les passagers.
L’unique bateau de 32 mètres va pouvoir transporter 220 passagers et huit membres d’équipage. Sans toutefois embarquer des véhicules, étant donné la faible capacité de stockage de l’ensemble. « C’est l’équivalent d’un avion en termes de transport, compare Vincent Lucchini, le créateur de la compagnie âgé de 28 ans. L’avantage pour les passagers piétons c’est que nous faisons du bord à bord. Et l’Italie a un réseau ferroviaire très développé. » D’autant que les prix de Cors’express, sont plutôt alléchants. 39 euros par personne pour le ticket le plus bas hors saison. La moyenne est estimée dans la fourchette 80-100 euros pour un ticket aller, en prenant en compte les tarifs plus élevés en haute saison.
Mise en service espérée fin juillet - début août
Le fondateur espère commercialiser les tickets à destination du public, d’ici une à deux semaines via une billetterie disponible uniquement par internet. En attendant, le navire dont la livraison est attendue pour fin juin va passer une batterie de tests. Un essai opérationnel va avoir lieu en juillet pour une mise en service espérée pour fin juillet début août. Ici l’objectif est clair. Rejoindre les destinations plus vite.
Pour la fréquence, le navire qui va adopter la couleur orange devrait effectuer deux allers-retours par jour en été, et tous les jours de la semaine, sauf le mercredi. « Le projet est né lors d’un déplacement dans les îles éoliennes, en Italie, confie Vincent Lucchini. Ils utilisaient des navires à foil.» Le chef d’entreprise et architecte de formation espère combler une forte demande. Entre les Corses qui souhaitent se rendre rapidement en Italie mais aussi les touristes désireux de passer du bon temps dans la Botte, en partant depuis la Corse : « Nous visons tous les publics. Nous souhaitons instaurer une véritable connexion entre l’île et l’Italie. Beaucoup de piétons se rendent en Corse via les ferrys actuels. Nous tirerons aussi notre épingle du jeu face aux tarifs pratiqués dans l’aérien. »
Grands fauteuils
Pourtant, Cors’express n’entend pas concurrencer les compagnies maritimes actuelles, aux capacités de transports nettement supérieurs, mais qui induisent des temps de trajet beaucoup plus longs. Beaucoup plus petit, le navire de la nouvelle compagnie va tout de même proposer un espace climatisé, des espaces avec télévisions, mais aussi une zone pour stocker les bagages. Le tout sur deux niveaux composés de grands fauteuils pour les passagers.
L’autre avantage réside aussi dans l’embarquement et le débarquement rapide. Un atout non négligeable quand on connaît les difficultés des passagers à pouvoir monter à bord des ferries concurrents.
Reste une question qui revient régulièrement au sujet des bateaux à foils. Sont-ils suffisamment robustes pour pouvoir affronter le mauvais temps en mer ? « La certification du navire lui permet d’affronter une houle de 3,6 mètres par vent fort. On n’ira jamais jusque-là. Mais les études que nous avons menées indiquent que nous devrions pouvoir assurer 94% de nos traversées. »
Alors que Sailcoop, une coopérative, propose des liaisons maritimes en voiliers entre Saint-Raphaël et Calvi, avec une vision écolo, Cors’express ne s’en laisse pas conter. « Notre navire consomme moins de carburant que les ferries classiques. Si on compare avec ceux-là, on devrait être à deux ou trois fois moins d’émissions de CO2 par passager», précise Vincent Lucchini.


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