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Une cinquantaine de travailleurs affiliés à la CSN ont manifesté lundi à Rouyn-Noranda pour dénoncer l'adoption de projets de loi par le gouvernement du Québec.
Selon le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, le projet de loi 3 porte atteinte aux droits et libertés de la population, particulièrement des travailleurs.
Il prévoit entre autres la création de cotisations syndicales facultatives par le gouvernement du Québec.
Le projet de loi 3 oblige aussi les syndicats à dévoiler leurs états financiers, dont la gestion des cotisations syndicales des travailleurs.
Le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec de la CSN, Félix-Antoine Lafleur, accuse la Coalition avenir Québec d'attaques antisyndicales et d'affaiblir leur pouvoir de négociation et leur légitimité.
C'est un enjeu symbolique du gouvernement de peinturer les syndicats comme des organisations non légitimes d'intervention politique dans la place publique alors que, d'un autre côté, on encense les interventions des chambres de commerce qui défendent les plus riches, alors que les syndicats se battent au quotidien pour faire entendre la voix des plus petits, affirme le syndicaliste.

Félix-Antoine Lafleur est le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (CCATNQ - CSN). (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Le projet de loi 3 a été adopté le 2 avril dernier à l'Assemblée nationale. Félix-Antoine Lafleur croit tout de même qu'il est possible de faire reculer le gouvernement et défaire le projet de loi 3.
Au présent gouvernement, on dit d'arrêter l'adoption de projets de loi liberticides. J'ai en tête le projet de loi 1 de constitution pour lequel le gouvernement n'a aucune légitimité, estime M. Lafleur. Et si on se projette dans le temps, pendant la campagne électorale, on dit aux autres partis qu'ils ont le pouvoir d'arriver au gouvernement et de faire adopter des projets de loi qui défont ces mesures-là, qui sont, selon nous, liberticides.
Selon un sondage Léger commandé par la CSN, effectué en avril dernier auprès de 1005 personnes, 56 % des répondants jugent que les syndicats ne sont pas assez écoutés dans les décisions du gouvernement du Québec.


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