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Le Centre d'excellence sur les drones commence une période d’essais, samedi, à l'Aérodrome Lac-Saint-Jean de Saint-Félicien. L’appareil, qui ressemble à une aile volante d'une ampleur de 5,5 mètres, pourrait éventuellement se retrouver dans l’espace aérien canadien.
Notre client explore des configurations aérodynamiques très efficaces. On parle de gains thermodynamiques et aérodynamiques de l’ordre de 30 à 50 %, donc c’est majeur, a indiqué William De Keiser, directeur général par intérim du Centre d’excellence sur les drones d’Alma, en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.
C’est un très gros drone, qui ressemble à une aile volante ou une soucoupe volante. Il fait environ 150 kilos. [Disons que l’appareil] ne rentrerait pas dans une cuisine.
Le Centre d’excellence sur les drones avait déjà mené des opérations similaires en 2023 avec le même client et le même appareil. Ils sont maintenant à une étape plus avancée du processus d’amélioration du drone.
Les tests vont se poursuivre jusqu’au 27 juillet à Saint-Félicien. Les chercheurs vont ensuite compiler les données recueillies puis effectuer une autre opération de recherche et développement à Saint-Félicien avec le même drone.
L’appareil est silencieux et devrait rester dans un rayon de cinq kilomètres autour de l’aéroport. Cependant, puisqu’il vole à basse altitude, la route 373 pourrait avoir à être fermée dans les deux directions pendant de courtes périodes, notamment au moment de l’atterrissage.
Collaboration avec Ottawa
Alors qu'Ottawa souhaite accélérer la recherche militaire sur les drones, le Centre d'excellence sur les drones, basé à Alma, s'attend à être sollicité par le gouvernement fédéral.
L'organisme fait d'ailleurs partie du consortium de 30 organisations dirigé par Espace Aéro, la zone d'innovation aérospatiale créée par Québec à Mirabel.

De passage à Mirabel, mardi, le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, a annoncé la création d'un Carrefour sécurisé de l'innovation pour la défense consacré aux systèmes sans pilote (CSID UsX). (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
M. De Keiser indique que son organisme possède l'expertise nécessaire pour intégrer les nouvelles technologies dans l'espace aérien canadien.
Nous sommes plus impliqués dans le développement de technologies en amont qui peuvent avoir un usage à la fois civil et militaire. [...] Par exemple, le drone dont on va faire l'essai aujourd'hui, c'est une nouvelle configuration aérodynamique qui est plus efficace. Donc, ça peut être plus efficace pour un vol civil, mais ça peut être aussi plus efficace pour un vol militaire, explique le directeur général par intérim.
Selon ce dernier, le Canada est à la traîne en ce qui concerne la recherche militaire et il est temps maintenant de rattraper ce retard.
Au niveau militaire, nous sommes en retard, mais en fait, je pense que nous sommes aussi en retard que toutes les autres forces militaires qui ne sont pas la Russie ou l'Ukraine. C'est-à-dire que la Russie ou l'Ukraine enseignent au monde entier qu'est-ce que l'outil drone change de manière radicale dans la chose militaire, dans les tactiques militaires, dans l'efficacité militaire, croit-il.
Avec les informations de Jean-François Coulombe


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