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Bruits de marteaux-piqueurs, poussière et dynamitages : plusieurs perturbations troublent le calme du quartier Saint-Georges, à Baie-Comeau. Environ une centaine de résidents se sont réunis, mardi, pour exprimer leurs inquiétudes en lien avec les activités de la carrière Jean Fournier. L'entreprise, elle, souhaite privilégier le dialogue.
La rencontre a été organisée par le conseiller municipal du quartier Saint-Georges, Marc Rainville, qui précise que le but n'est pas de faire fermer l'entreprise, mais d'obtenir un compromis au sujet des nuisances exprimées.
Le conseiller rapporte que le voisinage subit les impacts des dynamitages, des bruits des marteaux-piqueurs et de la poussière engendrée par les travaux de la carrière. Je voulais regrouper tous les gens qui m’interpellaient à ce sujet, explique-t-il.

Les résidents de l'avenue Bouchette se trouvent à environ 300 mètres de la carrière.
Photo : Radio-Canada / Etienne Parent
Marc Rainville affirme aussi qu'à la suite d'explosions, des citoyens ont des problèmes d’infiltration d’eau dans leur résidence en raison de fissures dans les fondations. Selon lui, la proximité avec la carrière diminue la valeur des propriétés et complique l'obtention d'assurances.
À la suite de la rencontre, un comité a été formé et souhaite recueillir davantage de données. Le but, c'est de trouver des informations pertinentes pour pouvoir continuer dans le dossier, parce qu'on ne peut pas fonctionner avec des ouï-dire, précise le conseiller à l'émission Bonjour la Côte, vendredi.
Selon Marc Rainville, ce comité regroupe des citoyens qui possèdent diverses expertises. On a des médecins, des inhalothérapeutes, un avocat, des ingénieurs, énumère-t-il.
La vice-présidente de Jean Fournier inc., Anne Fournier, se dit préoccupée par la situation et souhaite privilégier le dialogue avec les résidents du quartier Saint-Georges.
Selon elle, l'évolution de plaintes occasionnelles sur le dynamitage vers une véritable rencontre citoyenne démontre qu'il faut informer et apaiser la communauté.
On parle normalement de deux ou trois plaignants par dynamitage.
Seulement une personne se plaint des bruits quotidiens occasionnés par les activités de l’entreprise, selon Anne Fournier.

Le conseiller municipal à la Ville de Baie-Comeau explique qu'environ une centaine de personnes étaient présentes à la rencontre de mardi.
Photo : Facebook Marc Rainville
Un ingénieur et chargé de projet chez Jean Fournier inc., Grégory Perron, affirme que l’entreprise, qui opère depuis plus de 40 ans, a déjà ajusté ses méthodes de travail par le passé. En ce qui concerne les dynamitages, on a fait des ajustements techniques pour réduire l'impact, affirme-t-il.
L’entreprise précise qu’elle procède à deux dynamitages par année, et que le dernier remonte au 17 juin. L’orientation des travaux a aussi été modifiée pour s’éloigner progressivement du quartier Saint-Georges.
Un registre historique des dynamitages est d’ailleurs disponible depuis 2018. L’entreprise a aussi mis sur pied une infolettre pour informer les citoyens à l’avance.
À partir des informations de Mathieu Pineau et de Renaud Chicoine-Mckenzie


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