NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’épisode actuel d’El Niño pourrait devenir l’un des plus puissants observés depuis le début des mesures du phénomène, il y a quatre décennies. Dans les Prairies canadiennes, il pourrait notamment se traduire par un hiver avec des températures plus élevées et moins de précipitations qu’à l’habitude.
El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit généralement tous les deux à sept ans. Il est caractérisé par un réchauffement inhabituel des eaux de surface du centre et de l’est de l'océan Pacifique équatorial, ce qui peut modifier les régimes de vents, de températures et de précipitations à l’échelle mondiale.
Selon l’Organisation météorologique mondiale, les températures de surface dans cette partie du Pacifique ont dépassé les normales d’environ 1,5 °C entre mai et juillet 2026. L’écart a atteint 2 °C en juillet, puis entre 2,2 °C et 2,6 °C de la fin juillet à la mi-août, signe d’un renforcement du phénomène.
Si l’on combine les effets d’El Niño et ceux du réchauffement climatique, les deux ensemble devraient nous donner un hiver plus chaud et plus sec, explique David Sauchyn, directeur du Prairie Adaptation Research Collaborative, un centre de recherche sur les changements climatiques à l’Université de Regina.
Le constat est le même du côté de Bill Merryfield, chercheur au ministère de l'Environnement et du Changement climatique. [Lors d'un El Niño] on constate généralement une diminution des précipitations hivernales dans la région des Rocheuses, explique-t-il.
Un hiver sec ne signifie pas l’absence de fortes précipitations
Un hiver plus sec pourrait avoir des conséquences sur les réserves d’eau au printemps, notamment en réduisant l’accumulation de neige et, par conséquent, le ruissellement provenant de sa fonte.
On peut s’attendre à ce que la végétation soit plus sèche que d’habitude, ce qui pourrait favoriser les risques de sécheresse et d’incendies de forêt, souligne Bill Merryfield.
Il est toutefois encore trop tôt pour déterminer si El Niño augmentera les risques de feux de forêt ou d’inondations dans les Prairies au cours des prochaines saisons, dit David Sauchyn.
Ce dernier dit toutefois qu'il peut y avoir une perception erronée de la possible sécheresse qui attend les Prairies.
En général, El Niño ne provoque pas nécessairement des inondations ou de fortes pluies, mais ce genre de tempêtes demeure possible.
David Sauchyn rappelle notamment l’exemple de 2001, une année particulièrement sèche en Saskatchewan. Malgré la sécheresse, une violente tempête dans le sud-ouest de la province avait déversé, en une seule journée, l’équivalent d’une année de pluie.
Moins de neige, un problème pour l’agriculture
La perspective d’un hiver plus sec risque forcément de toucher le secteur agricole des Prairies.
S’il y a moins de neige au sol, comme nous nous y attendons, il y aura moins de ruissellement printanier. On peut donc espérer que cette diminution de la fonte des neiges sera compensée par la pluie, explique David Sauchyn.
Le chercheur rappelle toutefois que les producteurs agricoles des Prairies sont habitués à composer avec d’importantes variations météorologiques d’une année à l’autre.
C’est donc surtout la combinaison d’El Niño et du réchauffement climatique qui sera à surveiller au cours des prochains mois, estime David Sauchyn.


10 hour_ago
19



























.jpg)






French (CA)