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L'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue (AFAT) tenait, vendredi et samedi à Amos, la 4e édition de son grand rendez-vous intitulé « Portes ouvertes sur notre forêt ».
Autour de 1000 personnes étaient attendues à cette exposition de machinerie forestière bonifiée par la présence de plusieurs autres exposants œuvrant dans toutes sortes de domaines liés à la forêt.

Le public pouvait expérimenter certaines machines forestières sur un simulateur.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Marie-Ève Sigouin, présidente de l'AFAT, est bien d'accord pour dire que cet événement, qui se déroule tous les trois ou quatre ans depuis 2015 (les autres éditions ont eu lieu en 2018 et en 2022), se veut en quelque sorte les Jeux olympiques de l'organisme.
« Tout à fait!, lance-t-elle. C’est énormément de mobilisation, d’équipement et de gens sur le terrain. »

La présidente de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue (AFAT), Marie-Ève Sigouin.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
On met donc le paquet une fois aux trois ou quatre ans pour faire venir des équipementiers d’un peu partout pour nos entrepreneurs forestiers et aussi pour le grand public afin de lui faire découvrir les métiers de la forêt.
Le Centre de formation professionnelle Harricana est présent pour offrir des démonstrations de machinerie, où les gens peuvent même l’essayer sur place, fait valoir Mme Sigouin. C’est vraiment une occasion pour la jeunesse de toucher à ça et de susciter les passions. C’est un peu l’objectif de l’événement.

Luc Lessard, sculpteur à la scie à chaîne de Vassan, a donné des démonstrations de son savoir-faire au cours de l'événement.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Richard Desjardins en visite pour L’erreur boréale 2
Les Portes ouvertes sur notre forêt ont reçu de la visite célèbre ce week-end en la personne de Richard Desjardins, musicien, écologiste et documentariste bien connu. Il était accompagné de son bon ami Henri Jacob, environnementaliste et président de l’Action boréale.
Nous sommes en train d’imaginer une suite à L’erreur boréale numéro 1, qui sera L’erreur boréale numéro 2, signale Richard Desjardins. Ici, c’est tout un déploiement de machines industrielles, ça attire beaucoup de monde, on parle donc avec les gens, de ce qu’ils font avec leurs machines, et on discute aussi de la forêt, de ce qu’elle est devenue depuis 25 ans. On se promène avec des caméras, comme bien du monde fait, explique-t-il.

Richard Desjardins et Henri Jacob ont fait un passage remarqué aux «Portes ouvertes sur notre forêt», les 15 et 16 mai à Amos.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Marco Boucher, un marchand de bûcheuses petit format pour excavatrices, est venu expressément de la Beauce afin d’être l'un des quelque 55 exposants aux Portes ouvertes sur notre forêt .
J’ai vendu des machines à six ou sept personnes de l’Abitibi qui ont fait 10 ou 12 heures de route pour venir les chercher chez moi. Je me suis donc dit qu’il y a toujours bien une demande ici. Et en plus, les gens sont tellement gentils par ici, nous avons été bien reçus, alors chapeau. On se croirait quasiment en Beauce, même en mieux!, mentionne-t-il.

Marco Boucher, de l'entreprise MB de St-Victor de Beauce, et son oncle Serge Boucher ont présenté une bûcheuse Tapio, version miniature d'une grosse tête à rouleau pour excavatrices.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Puis, les personnes ici qui vendent des grosses machines à rouleau ont toutes capoté sur nos petites têtes à rouleau, elles ne savaient pas que ça existait, poursuit M. Boucher. Ces gens nous ont même dit qu’ils connaissaient du monde avec de petites excavatrices. Ce ne sont donc pas des compétiteurs, c’est comme devenu de l’entraide, ce qui est merveilleux.
Pour voir des nouveautés
Amanda Boily, elle-même diplômée en conduite de machinerie lourde en voirie forestière, s’est rendue à l’exposition avec son petit dernier de 14 mois pour faire des découvertes.

Amanda Boily en compagnie de Loïc, son petit dernier de 14 mois, bien assis aux commandes d'une machinerie forestière!
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
J’ai trois enfants, tous des petits gars qui trippent sur les machineries, et moi aussi. On est donc là pour voir les machines, les nouveautés. C’est toujours très plaisant, tout comme initier les plus jeunes à la machinerie. C’est ce qui nous attire ici, indique-t-elle.
C’est tellement beau de voir les nouveautés, même si elles ne sont pas toutes opérationnelles. De voir où est rendue l’évolution, c’est fantastique!, ajoute Mme Boily. Les machines sont plus économiques, plus grosses, plus fiables. On peut constater ce que les générations futures auront de meilleur.

Jeunes et moins jeunes avaient l'occasion de participer à diverses activités au cours des «Portes ouvertes sur notre forêt».
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland


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