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Des agents de la police américaine de l’immigration (ICE) ont été déployés lundi dans 14 aéroports du pays, selon un responsable gouvernemental, en raison d’une pénurie de personnel de sécurité due à la paralysie budgétaire partielle.
Le président américain avait menacé samedi d’envoyer dès lundi des agents de l’ICE dans les aéroports, où l’attente peut durer des heures par manque de personnel de l’Agence de sécurité dans les transports (TSA), qui ne sont pas payés du fait de ce blocage budgétaire.
L’annonce est loin de faire consensus aux États-Unis après la mort en janvier de Renée Good et d’Alex Pretti, deux Américains tués par des agents fédéraux à Minneapolis en marge de manifestations contre leur présence dans cette ville du nord du pays.
« La présence d’agents de l’ICE dans les aéroports ne fera qu’aggraver les retards », a critiqué le sénateur démocrate Richard Blumenthal, qui a dit sur X s’inquiéter que ces agents ne mènent des contrôles des papiers des usagers.
Rencontrée par l’Agence France-Presse à l’aéroport d’Atlanta, Angeline Peart raconte être venue la veille trois heures en avance pour son vol, qu’elle a tout de même manqué en raison de l’attente aux contrôles de sécurité.
« Je suis absente de mon travail » à cause de cela, explique cette infirmière de 27 ans.
Suez Khan, un artiste de 28 ans rencontré également à Atlanta, a dit avoir bon espoir que la présence de l’ICE dans l’aéroport aide à fluidifier les contrôles, « afin qu’on puisse avoir notre avion pour rentrer chez nous ».
Selon Tom Homan, conseiller de Donald Trump sur l’immigration cité par la chaîne CNN, les agents de l’ICE ont été déployés lundi dans 14 aéroports.
« Et il y en aura plus », a-t-il ajouté.
Garde nationale
Questionné sur la même chaîne dimanche matin, Tom Homan avait affirmé que la priorité serait donnée « aux grands aéroports où les files d’attente sont les plus longues, de trois heures ».
Le conseiller a souligné que l’objectif était que les policiers soient chargés de simples tâches sécuritaires, comme la surveillance des portes de sortie, afin que les agents de la TSA puissent être concentrés aux postes de contrôle spécialisés.
Lundi, Donald Trump a également prévenu qu’il était prêt à envoyer la Garde nationale, un corps de réservistes militaires.
« Si on n’en a pas assez, on amènera la Garde nationale […] pour aider aux aéroports », a déclaré le président américain.
Depuis le 14 février, le financement du département de la Sécurité intérieure (DHS), qui chapeaute la TSA, est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de la police de l’immigration, très contestées à gauche.
En raison de ce shutdown partiel, des milliers de fonctionnaires fédéraux du DHS ont été mis au chômage technique, tandis que des milliers d’autres, aux fonctions considérées comme essentielles, continuent de travailler sans être payés.
Le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, a déclaré dimanche sur ABC que la situation allait être « bien pire » à mesure que le temps passait car de plus en plus d’agents de la TSA « vont démissionner ou ne pas se présenter à leur poste », afin « de prendre un autre emploi pour acheter de la nourriture et payer leur loyer ».
Actuellement, « il y a un taux moyen d’absentéisme de 10 % aux aéroports », mais jusqu’à « 30 % à 40 % » par endroits, a-t-il précisé.


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