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Selon le ministère de l’Éducation, toutes les personnes susceptibles d’êtres concernées par ce vol de données, survenu fin juillet, ont déjà été informées.
Par Maïwenn Furic avec AFP

ROMAIN DOUCELIN / Hans Lucas via AFP
ZeroBytes, se présentant comme un duo français de pirates informatiques, assure avoir pu « absorber 346 millions de lignes » de données sur des élèves et enseignants.
Après les données du fisc, c’est sur celles de plusieurs millions d’élèves français et des dizaines de milliers d’enseignants que des pirates affirment avoir mis la main. ZeroBytes, qui se présentent comme un duo français de hackers, assurent avoir pu « absorber 346 millions de lignes » de données, dans un message publié ce lundi 17 août sur un forum spécialisé. Ils revendiquent posséder des numéros de téléphone, des adresses mails et des adresses de domicile notamment, remontant parfois jusqu’aux années 2000.
Le ministère de l’Éducation nationale avait rendue publique, le 31 juillet, « l’intrusion frauduleuse dont il a été victime » dans la nuit du 25 juillet ainsi que « l’exfiltration de données à caractère personnel qu’elle a pu entraîner ». Le ministère rapportait alors qu’il s’agissait uniquement de données des « agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001 », sans chiffrer le nombre de personnes concernées.
Il affirme en outre ce mardi dans un communiqué que depuis fin juillet, « l’ensemble des personnels susceptibles d’être concernés ont été informés individuellement ». « Des publications intervenues hier (lundi) font état de la mise en ligne de ces données et revendiquent la détention de données relatives à des élèves. Le ministère poursuit ses expertises techniques afin d’établir la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées », a-t-il indiqué. Car les pirates, eux, assurent détenir bien plus que les données de personnels : celles de millions d’élèves français.
Si d’autres personnes sont concernées « elles seront informées individuellement »
Après l’intrusion du 25 juillet, le ministère a déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris et saisi l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Une enquête judiciaire est en cours, selon le communiqué du ministère.
« Si ces expertises établissent que d’autres personnes sont concernées, elles en seront informées individuellement, dans les mêmes conditions que les personnels », affirme le ministère, qui précise que « s’il devait s’agir d’élèves, leurs représentants légaux le seraient également. » Le ministère affirme également conduire « un plan de renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information. »
Le 24 mars dernier, le ministère de l’Éducation nationale avait déjà rapporté un vol de données concernant 243 000 agents, stagiaires ou titulaires, essentiellement des enseignants, à travers le système d’information Compas, qui est dédié à la gestion des stagiaires des premier et second degrés. Puis en avril, le même ministère avait révélé que des données personnelles d’élèves avaient été dérobées fin 2025.
Le ministère de la rue de Grenelle appelle également chacun « à la plus grande vigilance face aux tentatives de fraude qui suivent ce type de publication, en particulier l’hameçonnage et l’usurpation d’identité ». Et de rappeler que les identifiants de connexion, mots de passe ou coordonnées bancaires ne sont jamais demandés par courriel, par téléphone ou par message.


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