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Des organismes qui œuvrent auprès des personnes en situation d’itinérance au Saguenay–Lac-Saint-Jean sont satisfaits de l’aide d’urgence accordée par Québec, vendredi. La région recevra 437 000 $ des 28 millions annoncés par Paul St-Pierre Plamondon.
Le nouveau premier ministre avait promis de réduire l’itinérance de moitié durant la campagne électorale. Il s’agit d’un pas dans la bonne direction, selon le directeur général de la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi, Yannick Harvey.
C’est une belle annonce. De un, on est content que ce soit le premier ministre qui prenne en charge l’itinérance. Ça démontre quand même un bel engagement, a-t-il indiqué.

Yannick Harvey est le directeur général de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi.
Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette
Parmi les 28 millions de dollars annoncé par le premier ministre, 16,3 millions iront à Montréal et le reste aux régions.
Ce genre de financement supplémentaire permet d’assurer une continuité dans les services. La Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi a déjà dû refuser des gens faute d'espace pour les accueillir pendant la nuit.
L’itinérance est une situation d'urgence quotidienne, qu'elle soit en été, à l'automne ou au printemps. C'est donc la même offre de service, puis on s'assure d'être en mesure d'accueillir tout le monde. C'est surtout ça l'inquiétude, parce qu'on ne veut pas avoir de refus pour les dortoirs la nuit, entre autres, puis s'assurer d'éviter des décès, a ajouté Yannick Harvey.
Encore du travail à faire
Le maire de Roberval, une ville où l’itinérance a explosé dans les dernières années, partage un avis similaire. Jean-François Boily salue l’initiative du premier ministre, mais indique qu’il reste beaucoup à faire.
C’est un beau premier pas. Ce sont des sous qu’on va avoir tout de suite pour les haltes-chaleur, mais nous, on se réunit déjà le 4 novembre avec notre table locale de pilotage en itinérance. Donc, il n’y a pas juste les haltes-chaleur. Il y a le logement supervisé, il y a les organismes communautaires qui sont encore financés par projet et non à la mission, ce qu’on demande, a indiqué M. Boily, qui siège aussi au Comité sur l’itinérance de l’Union des municipalités du Québec.

Jean-François Boily est le maire de Roberval.
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
Paul St-Pierre Plamondon a aussi promis un sommet sur l'itinérance au début de l'année 2027 afin de travailler avec plusieurs acteurs du milieu sur la réduction du nombre de personnes en situation d'itinérance dans la province.
Avec des informations de Gabrielle Morissette et de Claude Bouchard


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