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Publié le 29/08/2026 21:55
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Article rédigé par France 2 - L. Chaussoy, K. Le Bouquin - Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions
Samedi 29 août, le journal de 20 Heures vous emmène dans le pays qui abrite les espèces de serpents les plus dangereuses au monde : le Kenya. Des milliers de personnes meurent chaque année, après avoir été mordues. Les antidotes existent, mais ils sont très chers.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sur la côte kényane, ce matin-là, il y a urgence. Des hommes à moto sont des soigneurs, spécialistes des serpents venimeux. Ils ont été appelés par des ouvriers, tombés nez à nez avec un serpent. L’animal est toujours coincé dans la toiture. Il va falloir l’extraire et sécuriser la zone. Après plusieurs tentatives, le voilà enfin. C’est bien un python, inoffensif à cet âge-là. "On essaie de donner un maximum d’informations sur les serpents pour que les gens comprennent un peu mieux ces animaux et qu’ils ne les tuent pas", indique Alex Kadenge, manipulateur de serpents "Watamu Snake Farm".
Les interventions sont de plus en plus fréquentes au Kenya. Les villes s’agrandissent et empiètent sur l’habitat naturel des animaux sauvages. Quand c’est possible, les soigneurs relâchent le rescapé.
Un autre python bien plus dangereux a été retrouvé chez un habitant. "Il fait 4 mètres. On l’a capturé la semaine dernière en train d’avaler une chèvre. Maintenant, il est temps qu’il reparte dans la nature", précise Alex Kadenge. En quelques secondes, le python disparaît. Aucun blessé, ni chez les hommes, ni chez les serpents. L’histoire finit bien. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Au Kenya, des milliers de personnes meurent chaque année à cause des morsures, faute de prévention et faute d’accès aux soins. Le docteur Erulu est l’un des seuls spécialistes du pays. Il voit les victimes défiler dans son hôpital, impuissant.
Un patient s’est fait mordre la veille au soir à la cheville. Il va être soigné à temps. Mais un homme, lui, n’a pas eu cette chance. Il a perdu son doigt. Un enfant, sa jambe. Le pays n’a pas assez d’antivenins. "Seuls quelques hôpitaux ont de l’antivenin, car un flacon coûte cher, environ 40 euros. Sachant que pour les morsures graves, le patient peut avoir besoin de 10 voire 20 doses", assure le Dr Valentine Eugene Erulu, médecin spécialiste des morsures de serpents.
Si le remède est cher, c’est parce qu’il est importé. Un paradoxe, car le Kenya a de quoi en fabriquer. L’antivenin est en partie créé à base de venin. Dans leur laboratoire, les soigneurs ont lancé un projet. Ils collectent le venin dans l’espoir de le vendre un jour pour produire de l’antidote. Le pays abrite les serpents les plus dangereux au monde.
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