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Alors que l’année 2026 ne vient de commencer, un groupe de la vallée d’Annapolis dit avoir déjà ramassé environ 15 000 élastiques à homard sur les plages de la région.
Scotian Shores, un groupe qui consacre à nettoyer les plages de la province, a organisé samedi une corvée de nettoyage afin de récolter les déchets issus de l’industrie de la pêche au homard dans le secteur de Scots Bay.
Beaucoup de déchets de cette industrie se retrouvent sur les berges de Scots Bay, notamment des casiers à homard et des élastiques.
Il y en a tellement, 15 000, c’est la pointe de l’iceberg, se désole la fondatrice du groupe, Angela Riley.
L’une des chefs d’équipe de Scotian Shores, Angela Melnychuk, dit avoir été témoin d’importantes concentrations de déchets dans de petites zones.
Je me souviens d’avoir retrouvé environ 6000 élastiques sur un tronçon de plage de 40 ou 50 pieds, dit-elle.

Scotian Shores, un groupe qui consacre à nettoyer les plages de la province, a organisé samedi une corvée de nettoyage afin de récolter les déchets issus de l’industrie de la pêche au homard dans le secteur de Scots Bay.
Photo : Gracieuseté : Angela Melnychuk
D’après Mme Riley, les élastiques à homard posent des risques pour la faune.
J’ai vu des photos de canards qui avaient des élastiques sur leurs becs et d’animaux qui en avaient ingéré, dit-elle.
Selon Mmes Riley et Melnychuck, les élastiques se retrouvent dans l’environnement en raison de la négligence des pêcheurs de homard et des usines de transformation.
Espérons que les usines de transformation qui les rejettent dans la baie et les pêcheurs qui nettoient leurs ponts feront plus attention, dit Mme Melnychuk.
La Nova Scotia Seafood Alliance et la Coldwater Lobster Association n’ont pas répondu aux questions de CBC en lien avec cette situation.
Faire sa part
Après avoir constaté que plus en plus de casiers à homard sur les côtes de la région, un pêcheur de Clark’s Harbour, Daniel Chetwynd, a dit sentir le besoin de participer aux efforts de nettoyage.
J’ai commencé un petit projet et je voulais voir, comme les autochtones, la forme du terrain et ses aspects géologiques. J’ai commencé à remarquer beaucoup de poubelles et je me suis dit : "ce n’est pas correct" et je me suis mis à les nettoyer.

Les homardiers installent des bandes élastiques aux pinces de homard pour empêcher les empêcher de se blesser pendant leur entreposage. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
M. Chetwynd dit également faire de la sensibilisation auprès de ses collègues afin de les encourager à faire ce qu’ils peuvent pour éviter que des déchets de l’industrie de la pêche ne se retrouvent sur les côtes de la province.
Certains sont très ouverts d’esprit alors que d’autres sont plutôt fermés. Ça dépend de leur capacité à changer. J’aimerais simplement qu’ils soient plus conscients de ce qu’ils font, dit-il.
Consciente qu’il n'existe pas d'alternatives à l’utilisation des élastiques à homard dans l’industrie de la pêche, Angela Riley souhaite néanmoins voir des changements pour éviter qu’une aussi grande quantité d'élastiques ne se retrouvent en mer.
Je souhaiterais qu’il y ait suffisamment de réglementations dans les usines de transformation afin qu’ils évitent que ces déchets soient relâchés dans l’océan, dit-elle.
Bien qu’il soit impossible de s’attendre à ce que des élastiques se retrouvent en mer, elle souhaite en voir moins sur les côtes de la province.
Je ne veux pas être confronté à 10 000 élastiques à Scots Bay, lance-t-elle.
D'après les informations de Meig Campbell, de CBC


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