NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Soutenus par des éducateurs, six adolescents de la Guérinière à Caen ont réalisé deux fresques à la bombe, pour valoriser un tunnel et les symboles de leur quartier.
Sur le même thèmeEnfantsSolidaritéStreet Art
Par Christophe Jacquet Publié le 23 mars 2026 à 17h09
Avant, c’était un passage couvert « plutôt tristoune », aux murs blancs délavés jusqu’à devenir gris, à Caen (Calvados). Depuis les vacances de février 2026, ce bas d’immeubles gérés par le bailleur social Caen la mer Habitat dans le quartier de la Guérinière est paré « de couleurs et de gaieté, pour les habitants qui le méritaient », se félicite Clémence Cargnelutti, directrice déléguée du 14 – Calvados Prévention Jeunesse, l’établissement public du Département, en charge de la protection de l’enfance.
Des fresques pour faire la fierté de la Guérinière à Caen
Ce tunnel « un peu oublié, un peu fade » rue de la Bienfaisance, une équipe de six adolescents l’a transformé en cinq mâtinées. Comment ? En y réalisant deux fresques de graff, à la bombe de peinture. Dans une veine un peu naïve, à la réalité non pas augmentée, mais réinventée, elles représentent les lieux chers à ces six élèves du collège Guillaume de Normandie : le château d’eau de la Guérinière revisité en blason d’un club de foot, le tramway plus rond que nature, le city stade entouré d’arbres au bord de la rue de Falaise, le supermarché avec l’ex enseigne historique 8 à Huit, etc.

Ce sont eux, ces 3 filles et 3 garçons, âgés de 12 à 14 ans, qui les ont choisis pour « pouvoir être fiers de leur quartier », selon Michael Tayman, l’un des quatre éducateurs ayant mené à bien le projet. « Tous participent déjà à la vie de la Guérinière. Les garçons, on les connaît depuis longtemps. Ils sont investis dans d’autres projets d’échange. Les filles sont arrivées plus récemment, par connaissances. »
Des heures sup’ pour un « résultat valorisant »
Son collègue Julien Lejeune, « expert en graff », s’est chargé de la médiation artistique. « Ils avaient l’envie, mais pas forcément une pratique très forte du graff. On a commencé par 3 dimanches après-midi d’initiation aux arts urbains, à l’usage des sprays de peinture », et de définition de la maquette des fresques.

Répartis en deux groupes, « selon leurs compétences en dessin, en arts plastiques », ils ont bravé « la météo pas toujours agréable » en février et ses courants d’air et « ont joué le jeu » jusqu’au bout. Au point d’ajouter « deux matinées en heures sup’ pour obtenir le résultat valorisant qu’ils espéraient ».
Les élections municipales 2026
Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.
Nouvelles ambitions pour ces ados du Calvados
En tout, les fresques, avec des « contraintes techniques » de lumière, de hauteur des murs, leur ont pris 25 à 27 heures de travail cumulées. Depuis trois ans qu’il existe, c’est le 6e projet de fresques que l’établissement 14 – Calvados Prévention Jeunesse supervise. D’après Clémence Cargnelutti, la médiation « permet aux jeunes de dépasser la peur de l’échec, de voir que s’impliquer permet d’avoir des résultats ».
En plus d’embellir leur quartier, les adolescents suivis s’ouvrent à d’autres pratiques culturelles, « sans les enfermer dans une seule ». Un tel chantier peut enfin leur donner des idées. Clémence Cargnelutti insiste : en plus du travail collectif, « on accompagne les jeunes dans une dynamique de création individuelle un peu plus poussée ». Certains iraient jusqu’à tenter l’entrée en écoles d’art.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


3 month_ago
98



























.jpg)






French (CA)