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Les frappes israéliennes et américaines en Iran ont des répercussions jusqu'au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Des Iraniennes installées à Saguenay ont de l'espoir pour leur pays d'origine après l'intervention militaire.
Helya Khademsameni, une ingénieure iranienne qui poursuit ses études à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), suit avec attention la situation dans son pays natal.
Il y a plusieurs vidéos qui montrent le peuple iranien dans la rue, [des gens] qui sont contents, a souligné cette étudiante. Ce n'est pas une attaque contre le peuple iranien, c'est une attaque contre le gouvernement terroriste. On est tous contents.
Cette jeune femme attend actuellement son premier enfant.
J'espère que mon bébé va connaître un Iran différent de ce que j'ai vécu moi-même.
Cette Iranienne croit que les attaques menées par les États-Unis et par Israël sont un mal nécessaire pour permettre la libération de son peuple.
Étape vers la démocratie
Même si elle s'inquiète pour sa famille toujours en Iran, Maryam Farokhmerh estime que ces attaques sont une étape de plus vers la démocratie dans son pays natal.

Maryam Farokhmerh est installée au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis plusieurs années.
Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer
Cette ressortissante iranienne installée à Saguenay depuis 2020 estime que la communauté internationale doit mettre ses efforts en commun afin de faire tomber le régime actuel.
C'est un passage obligatoire. Les terroristes, si on ne réagit pas, ils vont être de plus en plus forts. Donc, il faut qu'il y ait une réaction, a-t-elle lancé en entrevue à Radio-Canada. Je ne sais pas exactement ce qui va se passer, ça va prendre combien de temps, mais on doit forcer pour la démocratie, pour ce que tout le monde de l'Iran veut. Tout le monde de l'Iran veut la liberté. Ils ne veulent plus de gouvernement islamique.
Retour à l’ancien régime?
Helya Khademsameni et Maryam Farokhmerh croient que Reza Pahlavi, qui est le fils de l’ancien shah d’Iran et qui vit en exil aux États-Unis, pourrait assurer une transition rapide vers des élections démocratiques.
Selon le président américain, Donald Trump, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, serait mort lors des frappes israélo-américaines.
Chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et spécialiste du Proche-Orient, David Villeneuve croit qu’un retour de Reza Pahlavi en Iran est possible.
C’est effectivement quelqu’un qui apparaît crédible parce qu’il a quand même une certaine notoriété, a expliqué cet expert. Maintenant, ce n’est pas forcément quelqu’un qui fait l’unanimité.

Une école primaire à Minab, dans le sud de l'Iran, a été la cible d'un bombardement samedi.
Photo : AFP / ALI NAJAFI
M. Villeneuve ajoute que le fils de l’ancien shah d’Iran est sympathique à la cause d’Israël, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population iranienne.
Est-ce que ça pourrait être une figure de transition? Peut-être. Est-ce que c’est quelqu’un qui pourrait habilement réussir à instaurer une monarchie constitutionnelle qui lui permettrait de rester au pouvoir tout en remettant l’administration au public? C’est possible aussi, a précisé ce chargé de cours.
Le Croissant-Rouge iranien affirme qu'il a recensé au moins 201 morts et 747 blessés dans les frappes israélo-américaines de samedi matin.


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