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L'autocueillette attire les adeptes de fraises du Québec à la ferme Wera de Waterville. Après une année marquée par la sécheresse, la superficie de champ disponible pour récolter ce petit fruit est toutefois moindre cet été, ce qui pousse les propriétaires de l'endroit à se réinventer quelque peu.
Le bon goût de la fraise d'ici est tout de même au rendez-vous, promet la copropriétaire de la ferme Wera, Karine Choinière. Elle explique que les fortes pluies du début de la saison estivale n'ont pas affecté la qualité du fruit.
Ça se passe bien au niveau de la fraise. L'eau ne les a pas endommagées, puisqu'on était en retard dans la saison. Notre défi, c'est qu'en raison de la sécheresse, on a perdu un 10 acres de fraises. C'est pour cela qu'on ouvre l'autocueillette de façon aléatoire. C'est ce qui n'est pas normal, ici, à la ferme Wera.

La qualité des fraises disponibles à l'autocueillette n'a pas été affectée par la dernière année, assurent les producteurs de Wera.
Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette
Certains producteurs, aux prises avec les mêmes enjeux, suggèrent donc aux amateurs d'appeler avant de se déplacer, car les quantités à cueillir varient selon les journées.
La copropriétaire de la ferme Wera constate par ailleurs que l'engouement pour l'autocueillette de ce petit fruit ne dérougit pas.
On aurait pu avoir nos superficies de l'an passé, ça aurait été très bien. Les gens veulent des fraises du Québec. L'hiver, ils se tannent de la fraise de la Californie. Les gens font beaucoup de provisions aussi. Ces superficies-là nous manquent.

Ce travailleur s'affaire à cueillir les fraises de la ferme Wera.
Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette
Si le début de l'été a été marqué par d'importantes quantités de précipitations en Estrie, c'est maintenant le contraire qui se produit. Devant du temps plus chaud et sec, Karine Choinière espère maintenant un retour à l'équilibre entre le soleil et la pluie.
On a été obligés d'utiliser les gicleurs, dimanche soir, pour irriguer un peu, question de garder la qualité de la fraise qui s'en vient.

La copropriétaire de la ferme, Karine Choinière, aimerait que l'Estrie reçoive un peu de pluie ces prochaines semaines.
Photo : Radio-Canada / Pierrick Pichette
La fraise d'automne à la rescousse
Afin de combler les pertes occasionnées par la réduction du volume de fraises à récolter, la ferme Wera introduit la fraise d'automne à sa production.
Comme on savait qu'on allait manquer de fraises, on s'est tournés vers la fraise d'automne. Elle sera à vendre au camion rouge jusqu'à la fin septembre. Si tout va bien, on va la mettre à l'autocueillette fin août, début septembre. Ceux qui auront manqué les plages horaires ouvertes de la fraise d'été pourront profiter de l'automne pour le faire, à moins que Dame nature nous amène un sinistre, souligne Karine Choinière.
Ça va être une bonne chose pour la ferme que les gens adoptent cette deuxième autocueillette. Ça sera un mal pour un bien.
En attendant, il demeure possible de cueillir la fraise d'été encore quelque temps. Ceux et celles qui veulent en profiter le plus longtemps possible pourraient même effectuer une petite danse de la pluie, question que le souhait des producteurs soit exaucé. Il nous faudrait un 25 millimètres d'eau par semaine. Ça serait parfait, conclut-elle.


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