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En ce dimanche de fête des Mères, les fleuristes de l’Est-du-Québec vivent l’une des journées les plus importantes de leur année. Derrière les bouquets pastel et les vitrines colorées, des semaines de préparation ont été nécessaires pour répondre à une demande qui explose en ce deuxième dimanche de mai.
À Rimouski, la Boutique aux créations florales tourne à plein régime depuis plusieurs jours. Dans l’atelier, les commandes s’accumulent, les bouquets se montent à la chaîne et les livreurs sillonnent la région depuis le matin.
À la fête des Mères, les gens repartent souvent avec plusieurs bouquets : pour leur mère, leur grand-mère, leur belle-mère. C’est un moment de gratitude, résume la propriétaire, Caroline Ruest.
C’est vraiment le plus gros week-end.

Caroline Ruest affirme que la fête des Mères représente le plus gros week-end de l’année pour son entreprise florale.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
L’effervescence ne date pas d’hier. Dès le début avril, les commandes de fleurs, l’emballage, la logistique et les livraisons ont été planifiés. L’entreprise passe d’une dizaine d’employés à près d’une trentaine durant cette période.
Pour plusieurs commerçants du secteur floral, la fête des Mères dépasse même la Saint-Valentin en importance. C’est le Noël des fleuristes , lance Caroline Ruest en riant.

Dans l’arrière-boutique, des centaines de bouquets ont été préparés au fil des derniers jours. La boutique dit préparer facilement plus de 150 bouquets par jour à l’approche de la fête.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Même constat du côté de l'Association des producteurs de fleurs coupées du Québec. La présidente, Émilie Turcotte-Côté, parle d’une très très grosse semaine.
Ça représente une très grosse partie du chiffre d’affaires du monde de la fleur coupée.
Saison tardive
Cette année toutefois, le printemps tardif complique le travail de certains producteurs, particulièrement dans les régions plus froides du Québec, selon la présidente. On est quasiment une dizaine de jours en retard sur une saison normale, souligne Émilie Turcotte-Côté, en précisant que certaines tulipes cultivées en champ n’étaient pas prêtes à temps pour la fête des Mères.
Les producteurs en serre ont été moins touchés, mais tous demeurent tributaires de la météo.
C’est mère Nature qui contrôle tout.
Une histoire de famille à Matane
À Matane, la fête des Mères se vit aussi comme une affaire de transmission familiale à la boutique Les Folies de Julie. L’entreprise, fondée il y a 20 ans, s’apprête tranquillement à changer de mains.
Marie-Philippe Vallée Charette, future copropriétaire et gestionnaire de l’entreprise, dit avoir grandi parmi les bouquets et les livraisons. Ma soeur et moi on venait aider ici après l'école, dit la jeune femme en lançant un sourire à sa soeur et à son père, dans le sous-sol de la boutique.

La préparation commence bien avant mai, selon Marie-Philippe Vallée-Charrette. Emballages, commandes, sélection des fleurs et organisation des espaces réfrigérés se planifient des semaines à l’avance.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Pour elle aussi, la fête des Mères représente le moment le plus intense de l’année. C’est vraiment notre plus grosse fête. Noël, c’est étalé sur un mois. La fête des Mères, tout se passe sur un week-end , explique-t-elle.
Les fleurs arrivent, il faut les couper, les mettre dans l’eau, s’assurer qu’elles sont à la bonne température. C’est beaucoup de préparation , dit-elle.
Malgré la popularité des commandes en ligne, plusieurs clients continuent de se rendre en boutique pour choisir eux-mêmes un bouquet.

La Boutique Les Folies de Julie fait affaire avec des producteurs d'ici et d'ailleurs. Les fleurs coupées peuvent venir d'aussi loin que la Colombie ou encore l'Équateur, bien que certaines viennent de producteurs locaux.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Cette année, Les Folies de Julie a personnalisé ses arrangements avec des prénoms de femmes proposés par les clients sur les réseaux sociaux. On a pigé une quinzaine de noms parmi des centaines de propositions , explique Marie-Philippe Vallée Charette.

Cette année, Les Folies de Julie a aussi voulu donner une touche plus personnelle à ses arrangements floraux en leur donnant le nom de mamans matanaises.
Photo : Radio-Canada / Gala Dionne
Sur les étiquettes des bouquets apparaissaient ainsi des Lucie, Colette ou Nathalie. Des prénoms rappelant les mères, grand-mères et figures importantes célébrées en ce deuxième dimanche de mai.
Et derrière chaque bouquet remis aujourd’hui, il y a souvent plusieurs semaines de travail et un peu de printemps qui finit enfin par éclore.
Avec la collaboration d'Alix Villeneuve


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