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Quatre élèves de l’école secondaire Paul-Hubert, à Rimouski, présentent l’histoire des peuples de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk à l’intérieur du tipi installé sur le terrain de l’école. Les adolescents y travaillent dans le cadre d’un emploi d’été en collaboration avec la Société rimouskoise du patrimoine et le Fonds étudiant solidarité travail Québec (FESTQ).
L’espace Mawiw, instauré en septembre 2025, qui signifie ensemble en wolastoqey, se veut un lieu de réconciliation, d'apprentissage et de dialogue, selon l’enseignant en histoire chapeautant le projet, Rémi Lavoie. On veut faire de la sensibilisation sur la culture autochtone et parler de l’histoire des Premières Nations sur notre territoire.

Les élèves racontent l'histoire de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk dans le tipi installé à Paul-Hubert depuis l'automne dernier.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
En tant qu’enseignant en histoire, Rémi Lavoie croit que la réconciliation se crée d’abord par l’éducation. C’est le FESTQ, un programme gouvernemental qui promeut la création d’emplois étudiants, qui a approché l’école pour proposer de créer des emplois estivaux.

L'enseignant en histoire Rémi Lavoie chapeaute ce projet depuis plusieurs années.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
Des élèves interpellés
Joannie, Ali, Alexis et Daphnée ont embarqué dans le projet en raison de leur curiosité et de leur volonté à faire connaître la culture wolastoqey aux petits et grands.
Ils sont très près de la nature et ça m’anime, je trouve ça important, explique l’une des animatrices, Joannie Landry.

Daphnée Canuel, Ali Couture, Joannie Landry et Alexis Brisson sont les quatre animateurs qui racontent l'histoire wolastoqey cet été.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
J’aime leur spiritualité, c’est quelque chose de beaucoup plus abstrait pour nous, les Blancs colonisateurs. Leur manière de penser est différente, elle est moins matérialiste que nous et j’apprécie cet aspect.
Les élèves partagent leurs apprentissages sous forme de présentation, en faisant un survol historique régional, en racontant des contes et légendes, ainsi qu’en jouant à des jeux. On raconte également l’origine du nom de la ville de Rimouski, ce qui n’est pas présenté ailleurs, souligne l’enseignant.
C’est d’être conscient de ce que nos ancêtres leur ont fait vivre, de se sensibiliser et de comprendre ce qu’ils ont vécu, ajoute Alexis Brisson.
La Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk a autorisé le projet. Rémi Lavoie aimerait bien inaugurer officiellement le tipi et inviter les Wolastoqiyik. C’est un projet à long terme et je sens que la collaboration avec la Première Nation se crée de plus en plus, confie l’enseignant. Il espère que l'espace Mawiw n'est que le commencement.

Des images présentées lors du survol historique des Premières Nations raconté par les élèves.
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
C’est une graine semée et on va voir où ça va aller après.
Les jeunes adolescents veulent également faire partie de la solution de cette réconciliation, selon l’animateur Alexis Brisson.


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