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Alors qu'Alma a donné son autorisation à la démolition de l'édifice qui abrite le bar Le Crapaud lundi, les nouveaux propriétaires s'engagent à bien faire les choses, en conservant notamment l'enseigne extérieure et en reconstruisant un mur de briques à l'intérieur.
Après plusieurs études qui ont démontré que l'état de vétusté du bâtiment ne permettait pas de simplement le rénover, la Ville en a autorisé sa démolition lors de la séance du conseil municipal de lundi soir.
Ce bar mythique, situé au coin des rues Saint-Joseph et Sacré-Cœur, pourrait donc bientôt être effacé du centre-ville almatois pour permettre l’érection d’un projet d'hôtel d’au moins cinq étages, comportant un restaurant-bar au rez-de-chaussée.
Avant d’enclencher la démolition, les propriétaires doivent toutefois recevoir l’aval du ministère de la Culture et des Communications, car il s’agit d’un immeuble répertorié à titre d'élément d'intérêt patrimonial.
Le bâtiment du Crapaud a été construit en 1925. Il a résisté à un incendie majeur en 1941, avant d’abriter Le Crapaud, qui a ouvert ses portes en 1982.
On va le rebâtir dans les règles de l'art
L'un des nouveaux propriétaires de l'édifice, Mario Gagné, n'avait pas l'intention de le détruire au départ.
La vétusté de l'édifice a toutefois obligé les promoteurs à revoir leur projet et envisager la construction d'un bâtiment neuf.
Tant qu'à le débâtir, on va le rebâtir dans les règles de l'art, annonce Mario Gagné.

L’un des promoteurs du projet de restaurant et d’hôtel Le Crapaud, Mario Gagné, assure qu’une partie du cachet patrimonial de la bâtisse sera conservée.
Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Bourassa
Pour M. Gagné, conserver le cachet patrimonial demeure malgré tout une priorité.
« Même le mur de briques dehors, qui n'est pas patrimonial, c'est moi-même qui vais le défaire pour le reconstruire en-dedans, pour que le cachet du dehors revienne en-dedans du bar Le Crapaud », assure-t-il.
Le copropriétaire a par ailleurs l’intention de restaurer lui-même la mythique enseigne extérieure afin de l’exposer dans la nouvelle construction. « C'est sûr qu'il va être encore dans la façade », promet-il.
Le nouveau restaurant le Crapaud devrait ouvrir ses portes d’ici un an et demi. L’hôtel sera accessible un étage à la fois, de manière graduelle.
Le tout nouvel immeuble, dont les coûts de construction s’élèveraient de 12 à 15 millions de dollars, répond à un besoin d’hébergement à Alma, selon les propriétaires.
La sécurité avant tout
Selon la mairesse d’Alma, Sylvia Beaumont, la démolition du bâtiment est devenu inévitable. Il s’agit d’une question de sécurité.
Il y avait une foule de critères à respecter. Il y a eu des études au niveau de l'architecture, au niveau de l'ingénierie. Notre service de sécurité incendie est passé et le constat était plutôt extrêmement défavorable et extrêmement dangereux de reconstruire sur des bases qui n'étaient pas assez solides.

La mairesse d’Alma, Sylvie Beaumont, indique que le bâtiment que abrite le bar Le Crapaud n’est pas sécuritaire.
Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Bourassa
La Société d'histoire du Lac-Saint-Jean s'était opposée à la démolition de cet édifice, en octobre dernier. Après avoir pris connaissance des résultats de l’étude, l'organisme respecte toutefois la décision de la Ville.
« C'est sûr qu'on est tristes quand un bâtiment centenaire est démoli. Par contre, on comprend que dans ce cas-ci, avec des avis professionnels, on en est venu à la conclusion que l'état du bâtiment ne permettait pas sa conservation », indique la directrice générale de la Société d'histoire du Lac-Saint-Jean, Anne-Julie Néron.


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