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CYCLISME. Ça y est! Le coup d’envoi du championnat québécois de cyclisme sur route a été donné, vendredi, à Saint-Edmond-de-Grantham.
Sous une température idéale, les participants empruntaient notamment la rue Notre-Dame-de-Lourdes, le chemin Saint-Louis et la route de l’Église. (Photo : Jonathan Habashi)En plein cœur de ce village d’à peine 829 âmes, les meilleurs cyclistes de la province ont rivalisé en solitaire à l’épreuve du contre-la-montre. Chaque minute, un signal de départ était donné par un commissaire de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), d’abord en paracyclisme, puis chez les maîtres, les juniors et les seniors.
Lors de son passage sur place, L’Express s’est entretenu avec Louis Barbeau, une figure indissociable du cyclisme québécois depuis les années 1980. L’ex-directeur général de la FQSC, qui occupe désormais un rôle de conseiller stratégique, estime que le parcours de Saint-Edmond comporte plusieurs avantages pour les athlètes.
«C’est un endroit qui a déjà accueilli des compétitions cyclistes dans le passé, dont des coupes du Québec, a-t-il fait remarquer. C’est un parcours bien sécurisé et pratiquement plat. Les athlètes sont en mesure de fournir un effort constant et de garder un maximum de vitesse pratiquement tout au long de l’épreuve.»
Sous une température idéale et de belles éclaircies, les participants empruntaient notamment la rue Notre-Dame-de-Lourdes, le chemin Saint-Louis et la route de l’Église.
«Pour les spectateurs, c’est intéressant aussi : ils peuvent voir passer les cyclistes à quelques reprises», a souligné Louis Barbeau.
Le coup d’envoi du championnat québécois de cyclisme sur route a été donné, vendredi, à Saint-Edmond, où se déroulait l’épreuve du contre-la-montre individuel. (Photo : Jonathan Habashi)Véritable épreuve de spécialistes, le contre-la-montre individuel exige de la puissance et de l’endurance.
«C’est vraiment un effort solitaire, a expliqué Louis Barbeau. C’est ce qu’on appelle souvent l’épreuve de vérité : c’est très révélateur des capacités d’un athlète. Les athlètes qui performent sont généralement des athlètes qui sont puissants et qui sont capables de maintenir un rythme très élevé longtemps.»
Des spectateurs et des athlètes ravis
Sur place, une poignée de spectateurs encourageaient les athlètes. Parmi eux, Madeleine Benoît et Germain René, de Saint-Félix-de-Kingsey, sont venus applaudir la performance de leur petite-fille, la paracycliste Camille René.
«Les grands-parents, ça suit les petits-enfants! On aime bien ça venir l’encourager, a raconté Madeleine Benoît. Elle se donne tellement! Elle est courageuse. Elle ne nous a jamais déçus!»
Chantal Côté. (Photo : Jonathan Habashi)Âgée de 62 ans, Chantal Côté est l’une des doyennes de la compétition chez les maîtres. L’athlète de Gatineau a apprécié la qualité du parcours edmondois.
«J’ai tout donné! Les bénévoles ont passé le balai pour enlever les petites roches, a-t-elle fait observer. Les virages n’étaient donc pas dangereux du tout.»
Pratiquant également le patinage de vitesse, une discipline dans laquelle elle a d’ailleurs participé aux Jeux olympiques, Chantal Côté se passionne pour l’entraînement et la compétition. «Quand tu t’entraînes, ça te prend des buts. J’ai toujours aimé la compétition depuis que je suis jeune.»
Samedi, Chantal Côté sera sur la ligne de départ du circuit routier, à Saint-Félix-de-Kingsey.
«Les maîtres vont partir avec les juniors et les seniors. Ça va être un bon peloton! Ça va être assez difficile, parce qu’il va y avoir de bonnes côtes. Ça devrait être intéressant de voir les stratégies qui vont se jouer durant les 87 kilomètres, surtout dans les montées.»
Chez les juniors, Lili-Rose Richer était satisfaite de sa performance. L’athlète de 16 ans pratique le cyclisme sur route depuis maintenant quatre ans.
«Pendant les rides, je suis dans ma bulle, a-t-elle expliqué. J’aime ça pousser!»
«Je trouve ça le fun de faire du vélo, parce que tu peux découvrir plein de parcours et de belles choses un peu partout au Québec», a ajouté celle qui est originaire de Trois-Rivières et dont la sœur jumelle, Mia, partage la même passion.
En paracyclisme, William Caron-Gagné a pleinement apprécié sa première expérience au championnat québécois. Le jeune homme pilote un vélo à main.
«Le parcours était très bien structuré. Dans les deux virages en U, j’ai eu un peu plus de misère pour tourner. Après quelques essais, ça a fonctionné. J’ai pu finir la course en feu!»
Celui qui est originaire de l’Outaouais pratique le paracyclisme depuis maintenant quelques années.
«C’est un sport individuel où on se fixe nos propres objectifs, mais l’ambiance n’est pas compétitive entre les personnes. On fait juste s’accompagner les uns et les autres pour s’aider à atteindre nos objectifs.»
Une invitation à découvrir le vélo
Le championnat provincial se transportera à Saint-Félix-de-Kingsey, samedi, pour l’épreuve du circuit routier, et dans le quartier industriel de Drummondville, dimanche, pour la tenue du critérium. Louis Barbeau s’attend à des courses spectaculaires.
«C’est une occasion de voir les meilleurs cyclistes québécois et certains des meilleurs athlètes canadiens. Chez les juniors femmes, il y a d’ailleurs deux athlètes qui vont être au championnat du monde à Montréal», a souligné l’ex-directeur général de la FQSC, en invitant les curieux à venir encourager les participants et vivre l’effervescence de ce grand-rendez-vous annuel.
«Ce sont des événements comme ceux-là qui se tiennent un peu partout au Québec qui permettent aux jeunes de découvrir le sport. À travers des événements qui sont passés près de chez eux, certains ont décidé de faire du vélo.»


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