NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
SÉPULTURE. Des avis de recherche apposés sur des pierres tombales du cimetière Saint-Pierre de Drummondville ont fait jaser ces derniers jours. Une cinquante de personnes a déjà contacté la direction pour mettre à jour le dossier d’informations de leurs défunts enterrés il y a plusieurs décennies.
«Si vous connaissez cette famille, êtes les descendants, ou pensez avoir de l’information sur d’autres membres de cette famille, merci de passer au bureau.» C’est le message que l’on retrouve sur 325 pierres tombales du cimetière Saint-Pierre.
La majorité des avis de recherche ont été affichés depuis les mois de mai et juin derniers, explique le directeur général du Cimetière catholique romain de Drummondville (CCRD) Claude Larose.
«On a commencé à en mettre en 2025, mais on a fait un grand blitz en 2026, un peu avant la fête des Mères et des Pères. On a beaucoup de personnes qui viennent visiter leurs parents [à ce temps-ci de l’année]. On s’est dit que ce serait le bon moment pour aviser les familles de venir mettre leur dossier à jour», relate-t-il en entrevue avec L’Express.
Mettre à jour les dossiers
Avec les contrats arrivant à échéance après une cinquantaine d’années, le cimetière doit joindre un membre de la famille pour assurer le paiement des frais d’entretien du lot réservé aux ancêtres défunts.
Claude Larose est le directeur général du Cimetière catholique romain de Drummondville.(Photo : Ghyslain Bergeron)L’enjeu pour la compagnie qui gère les cimetières Saint-Pierre, Saint-Philippe, Saint-Frédéric et Saint-Majorique, c’est que les numéros de téléphone assignés aux dossiers ne sont plus valides.
«Il y a 50 ou 60 ans, les gens [qui assuraient le paiement] avaient un téléphone terrestre. Mais aujourd’hui, presque plus personne n’en a. Lorsqu’on appelle, ça dit qu’il n’y a pas de service au numéro composé», résume M, Larose.
Désormais, le CCRD récolte le plus d’information possible pour ses dossiers. «On prend des numéros de téléphone, si possible ceux des cellulaires, des courriels, et les noms d’au moins deux générations (enfants et petits-enfants). Ainsi, si on ne rejoint pas une personne, on peut en rejoindre d’autres», indique le directeur général du CCRD.
«On fait ça aussi pour le futur, parce que, nous autres, on va être encore là dans 50 ans. C’est important maintenant d’avoir plus qu’un nom parce que d’ici 50 ans, ça va bouger pas mal», ajoute-t-il.
Dans le cas où une personne cesse de payer les frais d’entretien du lot, le cimetière continue de couper le gazon et de nettoyer les pierres tombales. Cependant, le CCRD a besoin de ces fonds pour payer son personnel, ce qui représente au moins 100 000$ par année, affirme M. Larose.
«Théoriquement, entre 5 et 30 années suivant la mise en terre, selon les cas, on pourrait enlever la pierre tombale, puis essayer de relouer l’espace pour enterrer des urnes. La raison étant qu’il n’y a plus de place pour des cercueils. De plus, on ne peut jamais enlever un cercueil ou une urne qui a été enterré, à moins d’avoir une autorisation de la Cour supérieur. Et ça, ça coûte un paquet de frais», fait-il savoir.
Claude Larose prévient qu’une centaine d’avis de recherche supplémentaires seront apposés sur d’autres pierres tombales au cimetière Saint-Pierre. (Photo : Ghyslain Bergeron)Plus d’avis à venir
Depuis le début de la semaine, le cimetière Saint-Pierre a reçu une bonne couverture médiatique abordant sa méthode pour recontacter des descendants. Claude Larose estime qu’au moins 50 personnes ont appelé la direction du lieu mortuaire pour mettre à jour le dossier d’informations d’un lot funéraire.
Le CCRD compte d’ailleurs ajouter une centaine d’avis de recherche au cimetière Saint-Pierre dans les prochains mois. D’autres apparaîtront également dans ceux de Saint-Philippe, Saint-Frédéric et Saint-Majorique l’année prochaine, prévient M. Larose.
«Ça pourrait peut-être aller à une cinquantaine à Saint-Majorique et à Saint-Philippe. Pour Saint-Frédéric, on en a compté facilement une centaine parce qu’il y a des lots datant de 1850!», met-il en évidence.
Même s’il n’est pas le premier cimetière a appliqué cette façon de faire, l’enjeu est similaire pour tous les cimetières du Québec, selon le directeur général du CCRD. Il lance en terminant un message aux résidents de Drummondville et des environs.
«Informez-vous auprès de votre cimetière s’il est dans la même situation. Plusieurs n’ont peut-être pas mis d’affiches pour l’instant et cherchent aussi des descendants pour mettre à jour leurs dossiers», affirme M. Larose.


2 week_ago
71



























.jpg)






French (CA)