C’est une maison rose, adossée à la colline. Dans un quartier résidentiel de Genève, entourée d’arbres, elle se dresse derrière quelques buissons épars, le long d’une avenue où le trafic est dense. Poutres sur la façade, minces fenêtres verticales façon vitrail, fer forgé: son architecture est remarquable. Sous le porche, devant une grande porte, ouverte, Franck Passet s’affaire. Il est agent propreté et hygiène ici depuis de longues années. Il nous aperçoit et nous invite, tout sourire, à rejoindre l’intérieur. «Ici, c’est la maison, dit-il d’emblée. On y retrouve des sensations et odeurs de l’enfance, on sort du milieu médical froid.»
Nous ne sommes ni aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), en plein cœur de la ville, ni excentrés comme l’est l’hôpital de psychiatrie de Belle-Idée. Sans doute un peu dans un entre-deux. C’est que cette maison louée par les HUG abrite depuis 2012 le «Programme d’intégration communautaire» (PIC). «Les deux mots clés sont bien communauté et intégration», fait remarquer Logos Curtis, médecin adjoint responsable de l’Unité de psychiatrie du jeune adulte, auquel le PIC est rattaché.


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