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Le Centre entrepreneurial Alphonse-Desjardins de Shawinigan, dont les bornes ont été vandalisées deux fois, devra investir pour les déplacer à un endroit plus sécuritaire. Mobilité électrique Canada déplore vivement ce phénomène qui a lieu un peu partout dans la région.
Au bâtiment industriel de la Société de développement de Shawinigan, dans le parc Burrill, deux des six bornes qui avaient été vandalisées sont toujours hors service. Les quatre autres ont été réparées.
Dans le parc de recharge en bordure de l'autoroute 40 à Berthierville, six bornes rapides, du Circuit électrique, ont été dépouillées de leur câble. Les voleurs ont ignoré les stations voisines dont la puissance est moindre.
Le PDG de Mobilité électrique Canada, Daniel Breton, considère que ce genre de crime n'est pas anodin.
Je tiens à souligner à quel point je trouve ça lamentable. Lorsqu'il est question de saboter des infrastructures, que ce soit des infrastructures pétrolières, des infrastructures électriques, c'est considéré comme un crime grave. Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas considéré de la même manière, dit-il.
Pour réparer les bornes et les déplacer, le centre devra investir environ 50 000 dollars.
Comment prévenir ce crime?
Pour mieux prémunir les vols de câbles de recharge, les fabricants sont en train d'introduire des gaines de protection comportant des filins d'acier. Ils seront ainsi plus difficiles à sectionner.
Le directeur de l’est du Canada de Plunk EV, Stéphane Daoust, estime que son industrie commence à explorer d’autres solutions pour tenter d’enrayer ce fléau.
Il y en a même qui commencent à avoir certains dispositifs, un peu comme ceux qui se font voler des colis puisque le colis explose et il y a une poudre bleue qui va sortir, explique-t-il.

Ces bornes électriques de Berthierville ont aussi été vandalisées au cours des derniers jours. (Photo : 30 août 2026)
Photo : Radio-Canada / Pierre Milot
Surtout que, pour les voleurs, le jeu n'en vaut pas vraiment la chandelle. Au cours actuel de ce métal, la valeur du cuivre contenu dans un câble ne dépasse pas les huit ou dix dollars.
M. Daoust estime que c’est la facilité d’accès aux bornes qui rend ce type de crime possible.
Souvent, les bornes qui vont être vandalisées, ce sont des bornes qui vont être loin du public, loin d'un centre-ville ou d'un autre endroit. Donc, plus accessible, et ce sont souvent des bornes qu'on va utiliser en milieu de travail et après 18 heures jusqu'à 7 heures le lendemain matin, il n'y a pas de surveillance. Il n'y a rien, dit-il.
L'expert évoque aussi un système, à l'essai, émettant éventuellement un signal d'alarme en cas de rupture du câble.
Cette amélioration technique n'empêcherait pas l'amputation de l'appareil, mais aiderait sûrement à retrouver plus rapidement le responsable.

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Le reportage de Louis Cloutier
Photo : Radio-Canada / Raphael Poliquin


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