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Environ douze aînés seront formés pendant deux ans par le Centre des arts Roger-Thériault de Baie-Comeau.
Ces futurs critiques seront formés par des journalistes de la Côte-Nord ou d'autres régions du Québec, ainsi que des invités internationaux, selon la directrice générale et directrice artistique du Centre des arts, Sylvie Pouliot.
Les aînés sélectionnés apprendront aussi la rédaction d’une critique destinée à être publiée dans les médias écrits ou livrée à la radio. Ils iront d'ailleurs à la rencontre de comédiens, de dramaturges et de scénographes.
La directrice a soumis l’idée l’année dernière au programme Québec ami des aînés (QADA) du ministère de la Santé et des Services sociaux. Puis, le projet a été retenu.
L’établissement artistique recevra une somme totale de 136 000 $, distribuée sur une période de deux ans. Cette année, le Centre des arts aura 70 000 $ à sa disposition, dont une partie servira à l’achat d’équipement audio et à engager un réalisateur de balado.
Donner la place aux aînés
Sylvie Pouliot mentionne que les personnes âgées de 65 ans et plus représentent plus de 70 % de la clientèle du Centre des arts.
Elle indique que ce public, majoritairement composé d’aînés, a des attentes qui diffèrent des « clichés commerciaux » et qu'il s’intéresse davantage à l’art contemporain. J’avais des demandes à ce niveau-là.
Je suis très étonnée en fait d’entendre ça, ajoute la directrice, qui se dit surprise par les conversations qu'elle a eu avec le public de Baie-Comeau.
Elle estime qu’il est donc important de donner la parole aux aînés de la région sur la scène médiatique et culturelle, et ce, pour les rapprocher des artistes.
Créer un dialogue entre les générations
On interroge souvent les jeunes, la relève, fait remarquer Sylvie Pouliot, qui rappelle que ce qui est considéré comme « grand public » aujourd’hui ne rejoint pas nécessairement l’entièreté de la population.
Elle espère que l'initiative des sages critiques permettra de créer de nouveaux espaces de discussions artistiques qui rassembleront les différentes générations.
C’est sûr que je vais amener les jeunes à un moment donné là-dedans pour confronter les idées [des aînés].
De plus, la directrice souhaite que le projet perdure après deux ans de financement et qu’il gagne en ampleur : on verra la tournure que ça va prendre.


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