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Les communautés abénakises de Wôlinak et d'Odanak auront accès à une zone non développée du parc industriel de Bécancour pour y exercer des activités traditionnelles. Il serait surtout question de chasse.
Québec vient d'autoriser la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour à aller de l'avant. La Société est aussi autorisée à signer les ententes nécessaires pour la mise en œuvre de cet aménagement.
La zone désignée sera considérée comme une aire de pratique. Celle-ci serait consacrée à des activités ancestrales, comme la chasse au gibier.
Elle sera réservée à la communauté abénakise dans l'extrême sud du parc industriel de Bécancour. Le secteur, en bonne partie boisée, est proche de la communauté de Wôlinak.
Aucun développement industriel ne serait envisagé à cet endroit. La superficie totale du parc industriel équivaut à près de 10 000 terrains de soccer.
Ni la Société du parc industriel ni la Nation Waban-Aki n'ont voulu donner d'information, sinon qu'une annonce officielle aura lieu bientôt.
Le député fédéral Louis Plamondon avait eu vent de ce projet sans y avoir été associé. Il affirme ne pas être étonné que pareille entente puisse être conclue avec la communauté abénakise.
C'est incroyable. C'est une espèce d'intégration des deux nations, dans le respect de leurs coutumes, puis dans le respect de leur identité. Elles conservent bien leur identité, la protection de leur territoire, mais elles ont une collaboration continuelle, souligne le député du Bloc québécois dans Bécancour–Nicolet–Saurel–Alnôbak, Louis Plamondon.
On rappelle dans la communauté que ces espaces avaient déjà fait partie du territoire ancestral. Sauf qu’aujourd’hui, il n’est plus question de revendiquer ou de réclamer quoi que ce soit, étant donné les 350 millions de dollars obtenus du gouvernement fédéral en guise de dédommagement.
Personne n'a pu expliquer ce qui a motivé cet arrangement, si ce n'est que, depuis longtemps, la communauté cherchait des lieux pour faire vivre ses traditions.
Par ailleurs, les Abénakis s'étaient vivement plaints l’an dernier de ne pas avoir été suffisamment consultés pour l'expansion et le développement du parc industriel sous l'impulsion de la filière batterie.
Ils avaient justement proposé l'établissement d'aires protégées à des fins d'activités ancestrales.


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