NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un ingénieur français a été arrêté au Sénégal alors que les associations y dénoncent une véritable « chasse à l’homo ».

SEYLLOU / AFP
Un manifestant brûle un drapeau LGBT lors d’une manifestation à Dakar le 20 février 2022
Une vague d’homophobie sans précédent touche le Sénégal depuis quelques mois. Cette semaine, le Quai d’Orsay a confirmé qu’un ingénieur français d’une trentaine d’années a été arrêté notamment pour « actes contre-nature ». Selon une source diplomatique de l’AFP il est également soupçonné d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux, et de tentative de transmission du VIH.
Une situation que suit de près le ministère des Affaires étrangères. « Notre consulat a pu lui rendre quatre visites dans le cadre de la protection consulaire, et demeure en relation étroite avec sa famille », tout comme les services du Quai d’Orsay à Paris, selon la source diplomatique.
Le Sénégal, pays majoritairement musulman, a adopté une nouvelle loi qui punit désormais de cinq à dix ans de prison les relations homosexuelles. Le vote du texte le 11 mars avait donné lieu à des débats tendus entre députés de la majorité et ceux de l’opposition notamment sur la question de savoir si le projet de loi était suffisamment dur ou non, avant d’être adopté à une écrasante majorité. La vidéo d’une députée déclarant depuis la tribune de l’Assemblée nationale « que les homosexuels ne respireront plus dans ce pays », avait fait le tour d’internet.
Les relations entre personnes du même sexe sont considérées comme une déviance au Sénégal et le durcissement de leur répression est une promesse de longue date du camp au pouvoir, porteuse politiquement dans ce pays.
Une législation qui préoccupe Paris. « La France exprime sa préoccupation concernant le durcissement des peines encourues par les personnes LGBT+ au Sénégal et la création de nouveaux délits d’apologie ou de financement de la promotion de l’homosexualité », a déclaré cette semaine le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, lors d’un point presse.
Une véritable “chasse à l’homo”
Et si le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé de son côté une loi qui « bafoue » les droits humains, les réactions internationales demeurent bien trop discrètes juge Arlana Shikongo, chargée de communication pour ILGA-Afrique, branche africaine de l’Association internationale des personnes LGBT+.
Et pourtant La situation au Sénégal représente « l’une des escalades les plus alarmantes que nous suivons ». Elle décrit un « climat de peur grandissant », avec des figures communautaires « qui se cachent » et des associations « contraintes de repenser leur mode de fonctionnement », alors qu’elles opéraient avant avec « un certain degré de visibilité ».
Lorsqu’une personne est arrêtée pour homosexualité présumée, son téléphone peut notamment être fouillé pour voir ses contacts afin de les arrêter aussi. Résultat : les personnes LGBT+ n’osent plus communiquer par messagerie ou sur les réseaux sociaux.
Une situation qui a conduit l’association française Stop homophobie à ouvrir une ligne d’écoute internationale, sur laquelle elle a depuis reçu plusieurs dizaines d’appels. « La plupart des appelants veulent fuir le pays », rapporte à l’AFP Inès Sanoussi, référente de cette ligne qui tente d’apporter « un soutien psychologique » et d’« orienter vers des associations locales ». « Il y a une “chasse à l’homo”, la population se montre très menaçante alors les gens limitent leurs sorties... Certains n’osent plus aller au travail ou aller récupérer leur traitement VIH », déplore-t-elle.
Comment expliquer ce manques de réactions internationales ? Selon les experts consultés par l’AFP, divers facteurs peuvent expliquer cette situation : le retrait des États-Unis en tant qu’acteur humanitaire majeur, la réticence de la part de l’Occident, y compris de l’ancienne puissance coloniale française, de renvoyer l’image d’un donneur de leçons.
« Les États-Unis ont toujours été l’un des principaux moteurs de la pression diplomatique en faveur des droits des personnes LGBTQ à l’échelle mondiale », mais aujourd’hui, sous l’administration du président Donald Trump, « on assiste à un véritable vide en matière de leadership mondial sur ces questions », relève Ari Shaw, chercheur principal au Williams Institute, un centre de recherche américain spécialisé dans les questions LGBT+.


3 month_ago
124



























.jpg)






French (CA)