Il est midi pile sur le tarmac de l’aéroport de Genève. Un Airbus A321 de la compagnie Iberia est parqué et des passagers y entrent. Dans une trentaine de minutes, l’avion décollera pour Madrid. Mais en attendant, trois fils le relient au sol: l’un est électrique, l’autre achemine de l’air conditionné dans l’appareil et le troisième, celui qui nous intéresse, l’avitaillement en kérosène.
Kérosène. Rarement ce mot aura fait couler autant d’encre que ces six derniers mois. La fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un bon cinquième de ce carburant dans le monde, a fait bondir ses prix – et par ricochet ceux des billets d’avion – et la pénurie guette. Toute l’industrie aéronautique a été touchée, notamment GFS, l’entreprise qui remplit les réservoirs des avions à Cointrin.


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