On ne sait plus trop si elle nous manquait ou si, comme le veut l’adage, loin des charts, loin du cœur. Qu’importe: Angèle est de retour. Ce vendredi, après cinq ans de silence discographique, la Belge dévoile Instinct, un troisième album qui fait déjà grand bruit – vrombissant, même.
Le virage électronique est clair, et les surpris auront oublié qu’au Stade de France, en août 2024, elle avait déjà tout dit. Sur une scène brumeuse comme une nuit lynchienne, Angèleclôturait les Jeux olympiques de Paris aux côtés de Phoenix et d'un Kavinsky aux yeux lasers, décédé depuis. Ensemble, ils reprenaient Night Call, son tube crépusculaire où même les machines sont chagrines. A l’époque, on avait surtout relevé la coupe courte, androgyne-chic, et le joli coup marketing pour celle qui s’était faite discrète depuis la fin de sa tournée. En réalité, Angèle laissait entrevoir sa mue, plus musicale que capillaire: direction l’électro et la French Touch, ce mouvement qui s’exportait jusqu’à Bruxelles à l’aube du millénaire, et berçait sa jeunesse.


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