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Par Adrien Bez, envoyé spécial à Tours
Publié le 03/09/2026 à 20h34, mis à jour le 03/09/2026 à 20h35
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COMPTE-RENDU D’AUDIENCE - Au tribunal correctionnel de Tours, les débats se sont concentrés sur la solidité des éléments dont disposaient les deux élues au moment de publier leur communiqué. La défense a plaidé la bonne foi et revendiqué des propos «parfaitement mesurés et documentés». Le jugement sera rendu le 12 novembre.
Ils ont sans nul doute été déçus, tous ceux qui espéraient assister à une grande joute politique au tribunal correctionnel de Tours, ce jeudi 3 septembre. Tout semblait y concourir : d’un côté de la barre, deux députées LFI ; de l’autre, les dirigeants du Canon Français, société organisatrice des fameux banquets franchouillards un peu partout en France, détenue en partie par le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin. Les élues insoumises avaient, en amont, martelé qu’il s’agissait d’une «procédure bâillon» et «politique» visant leur parti. Mais, a prévenu d’emblée le président, «le tribunal ne souhaite en aucun cas que la salle d’audience se transforme en tribune politique».
Le procès intenté par le Canon Français est en diffamation, et porte sur des passages précis d’un communiqué de presse relayé par les députées le 31 octobre 2025. Or, la diffamation relève du droit de la presse, un champ juridique particulièrement technique, marqué par un formalisme rigoureux, dans laquelle…


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