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Le directeur général de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst démissionne de son poste. Dans un communiqué, l’hôpital a indiqué que la démission de Sarvesh Mohan est immédiate.
Nous lui sommes profondément reconnaissants pour son dévouement, son leadership et sa contribution à notre hôpital au cours de son passage. Nous le remercions sincèrement pour son service et lui souhaitons tout le meilleur pour l’avenir, peut-on lire dans la déclaration.
Des voix s’étaient élevées pour dénoncer l’embauche de personnel d’administration qui ne maîtrise pas la langue française à l’Hôpital Notre-Dame de Hearst.
L’établissement de santé avait souligné que la nomination d’un directeur non francophone n’avait aucune incidence sur l’offre active de services en français destinée à cette communauté majoritairement francophone du Nord de l’Ontario.
Surprise et déception
Dans les rues de Hearst, des résidents ont réagi à l’annonce de la démission du directeur général de leur hôpital.
« C’est sûr qu’on veut le français ici à Hearst, mais je me dis il faut aller avec les compétences et les personnes qui sont prêtes à le faire. Vaux peut être mieux d’avoir quelqu’un anglophone que de ne pas en avoir », déclare Marie-Josée Alary.
Pour sa part Robert Lanoix, résident de Hearst, dit éprouver de la déception.
Je suis un peu déçu de savoir qu’il a démissionné. Quand ils ont fait l’interview pour savoir ses capacités pour ça, le gars passait les qualités pour être dans cette position-là. Je figure [comprends] que peut-être que oui, il est parti parce qu’il ne parlait pas français, mais s’il faisait la job, moi j’étais tout d’accord pour ça, qu’il reste là , explique-t-il.
Je trouve que c’est de valeur qu’il y ait eu un problème par rapport au fait qu’il parlait anglais. Je veux dire, tant que le travail est bien fait, c’est ça qui est important. Il y a toujours des personnes aux alentours dans l’hôpital qui parlent en Français aussi qui peuvent traduire , dit quant à elle Stéphanie Lauzon, résidente de Hearst.
Donc, ce n’est pas vraiment un problème quant à moi.
Du côté de Roger Sigouin, maire de Hearst, c’est la surprise.
Surpris, vraiment surpris, je pensais qu’on avait trouvé la bonne personne pour faire cet emploi-là. On sait que c’est un emploi qui est demandant. Pour être déçu, je suis déçu , dit-il.
Il explique se sentir mal pour les membres du comité d’embauche qui donnent de leur temps et qui, pour la plupart, sont des bénévoles.
Concernant les discussions autour du fait que le directeur général de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst ne parlait pas français, il explique qu’il faut s’ajuster à l’arrivée de nouveaux arrivants qui ne maîtrisent pas forcément la langue et regarder l’image des deux côtés .
C’est triste de voir qu’il y a des gens qui font des commentaires sans savoir qu’est ce qui s’est passé dans l’entrevue là , souligne-t-il.
Moi, je connais une personne qui est arrivée à Hearst qui était unilingue anglais. Son mari c’était un professionnel en santé et la dame, elle a appris le français en dedans de je dirais quasiment un an, raconte-t-il.
C’est sûr qu'il faut donner la chance aux gens.

Roger Sigouin, maire de Hearst, s’est dit surpris par l’annonce de la démission du directeur général de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Fabien Hebert, citoyen de Hearst, pense pour sa part que cette démission permettra de trouver la personne appropriée.
« Pour moi, je crois qu’on est arrivé à la réalisation de l’impact de l’importance d’avoir un directeur général dans une institution comme l’Hôpital Notre-Dame de Hearst, qui est une institution francophone, dans une communauté à majorité francophone. On a besoin d’avoir quelqu’un à la tête de cet établissement-là qui est capable de bien gérer les dossiers de la francophonie et d’y accorder l’importance que cela représente », déclare-t-il.
Pour moi, la démission du directeur général aujourd’hui, ça va nous donner la chance de rectifier le tir et d’aller chercher quelqu’un qui rencontrera pleinement les exigences du poste qui avait été établi au début, car le bilinguisme était un des critères de sélection.
Il poursuit en disant que la nomination de l’ancien directeur a porté atteinte à sa francophonie.
On a des débats régulièrement partout en province sur l’importance d’avoir des établissements et des services en français qui nous ressemblent. C’est sûr que l’embauche d’un directeur général anglophone était pour venir changer la culture organisationnelle dans cet établissement-là , dit-il.
Avec les informations de Francis Bouchard


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