Le président Emmanuel Macron a assisté ce mardi à un tir d'exercice d'un missile nucléaire, lancé depuis un sous-marin. L'engin, dépourvu de sa charge nucléaire, est retombé en Atlantique Nord.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:23 | mis à jour aujourd'hui à 13:42 - Temps de lecture :

Ce déplacement présidentiel n'avait pas été préalablement annoncé par l'Elysée et s'est déroulé sans la présence de médias. Photo Sipa/Jeanne Accorsini Ce déplacement présidentiel n'avait pas été préalablement annoncé par l'Elysée et s'est déroulé sans la présence de médias. Photo Sipa/Jeanne Accorsini

Emmanuel Macron a assisté ce mardi matin à un « premier tir » d'exercice d'un missile intercontinental lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d'engins au large du Finistère, ont annoncé l'Elysée et le ministère des Armées.

Le chef de l'Etat a assisté à ce tir depuis une frégate de la Marine nationale, a précisé la présidence. L'engin, troisième version du missile mer-sol balistique stratégique M51 mis en service il y a un an, « dépourvu de sa charge nucléaire », est retombé « en Atlantique Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte », a précisé le ministère des Armées dans un communiqué.

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Un contexte de plus en plus tendu en Europe

Ce déplacement présidentiel n'avait pas été préalablement annoncé par l'Elysée et s'est déroulé sans la présence de médias. Le tir d'exercice était lui annoncé. Il intervient dans un contexte de plus en plus tendu en Europe, où Emmanuel Macron a mis en garde contre un changement de nature de « l'agressivité russe et des menaces » contre les pays européens après une série d'attaques « hybrides » imputées à Moscou. Elles ne resteront « pas sans réponse », a-t-il promis mi-septembre.

Le président français a aussi proposé cette année aux Européens de rejoindre la dissuasion nucléaire « avancée » née de sa nouvelle doctrine dévoilée au printemps, qui laisse la décision d'emploi de l'arme atomique dans ses seules mains. 

La France a mis en service cette nouvelle version des missiles intercontinentaux déployés dans les sous-marins assurant la dissuasion nucléaire il y a un an. Elle avait alors évoqué « une étape majeure dans la modernisation de la composante océanique de la dissuasion nucléaire française ».

Mardi, le missile a été tiré depuis « le SNLE Le Vigilant dans le cadre de l’opération SMERTRIOS afin de valider la capacité du sous-marin à mettre en œuvre le M51 après son indisponibilité périodique pour entretien et réparations », a souligné le ministère. « Le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol » par les autorités, « dans le strict respect des engagements internationaux de la France », a-t-il ajouté.

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