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Depuis une semaine, 13 arrêts racontent l’histoire de l’Estrie sous un angle différent. Ensemble, ils forment Le chemin des Bâtisseuses qui met en lumière des femmes qui ont contribué à bâtir les Cantons-de-l’Est.
Chaque arrêt compte des affiches d'interprétation et des jeux interactifs afin d’apprendre de manière ludique qui sont ces 13 femmes.
Au départ [le Chemin des Cantons] voulait animer Le chemin des Bâtisseurs, mais, en faisant des appels à nos 35 partenaires, on a ressorti l’idée de faire Le chemin des Bâtisseuses, explique la coordonnatrice du Chemin des Cantons, Géraldine Lansiaux.
L'histoire est souvent racontée du point de vue des hommes. L’idée c’était de dire qu’il y a aussi des femmes qui ont contribué de différentes façons au développement de nos communautés.

Les 13 femmes présentées ont marqué la région à leur manière et l'organisation se réjouit de la diversité de leur profession.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Chaque organisme, qui accueille un arrêt du circuit, était appelé à choisir la femme qu’il présenterait. Parmi les critères à respecter, la femme devait avoir eu un impact sur sa communauté en Estrie.
Ils ont, par la suite, développé leur arrêt à partir de leur recherche.
Le graphisme vient de la communauté et ça crée des différences à chaque arrêt, précise-t-elle.
L’initiative s’invite au cœur de 12 municipalités de la région jusqu’à l’Action de grâce.

Douze municipalités accueillent le Chemin des bâtisseuses.
Photo : Communiqué / Chemin des Cantons
Une influence anglophone
Le Chemin des Cantons cherche à promouvoir le patrimoine américain et britannique des Cantons-de-l’Est. C’est pour cette raison que les femmes choisies répondent toutes à cette particularité de notre région.
C’est le cas de Marjorie Goodfellow, explique le directeur général du Musée d’histoire de Sherbrooke (Mhist), David Lacoste.
Impliquée dans l’histoire des bibliothèques municipales de Sherbrooke, Marjorie Goodfellow était un choix logique pour le Mhist, dont la bâtisse est une ancienne bibliothèque.
Mme Goodfellow a aussi été membre du conseil d’administration du Mhist.
Elle a un héritage anglo-britannique dans la région à la fois sur les lieux que sur l’histoire.

La famille de Mme Goodfellow est une pionnière du chemin des Écossais en Estrie.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier
Décédée en 2024, Mme Goodfellow est décrite par David Lacoste comme une bâtisseuse récente. Bien présente dans les archives du Musée, Le chemin des Bâtisseuses permet au Mhist de rendre l’histoire de Marjorie Goodfellow accessible au public.
Il y a des gens qui ont choisi de faire Sherbrooke ce qu’elle est comme ville aujourd’hui, il y a des femmes, mais souvent il manque d’archives, on n’a pas d’information ou c’est un peu caché, ajoute-t-il.

Les visiteurs pourront étamper leur carte après une visite à un arrêt.
Photo : Radio-Canada / Étienne Meunier


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