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Ce 6 mars 2026, dans une salle comble, l’énergie de la campagne de terrain se prolonge sur la scène du meeting, en présence de Clémence Guetté (vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée du Val-de-Marne) et d’Arnaud Saint-Martin (député de Seine-et-Marne). Ce moment a offert bien plus qu’un rendez-vous de campagne municipale, et a cristallisé avant […]
Ce 6 mars 2026, dans une salle comble, l’énergie de la campagne de terrain se prolonge sur la scène du meeting, en présence de Clémence Guetté (vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée du Val-de-Marne) et d’Arnaud Saint-Martin (député de Seine-et-Marne). Ce moment a offert bien plus qu’un rendez-vous de campagne municipale, et a cristallisé avant tout une attente locale forte : une alternative sociale, écologique et démocratique.
Les prises de parole ont égrené, dans une stratégie plus large de politisation, les ambitions portées par l’Union Populaire de Melun à l’échelon communal : comités de quartier, restauration publique, solidarités locales, planification écologique, accès à la culture et démocratie de proximité. Ces propositions sont présentées comme les déclinaisons concrètes d’un projet national. L’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit de briser l’hégémonie d’une droite dont les membres se transmettent la ville tel un héritage depuis 1947, tout en utilisant Melun comme tremplin pour leurs ambitions personnelles. Notre article.
Une campagne ancrée dans la ville de Melun
Si le meeting est un point d’orgue, la campagne opère depuis plusieurs mois un travail de fond, dont l’accélération est palpable ces dernières semaines. La permanence de campagne est devenue un véritable QG pour lancer les opérations militantes : tractages sur les marchés, porte-à-porte généralisé, échanges devant les écoles, activités soutenues sur les réseaux, organisation des meetings. Tout est mis en œuvre pour occuper le terrain, aussi bien physique que numérique.
Ce travail exigeant permet aussi d’avoir des retours directs. Chaque jour apporte ainsi la confirmation d’une réceptivité réelle des habitantes et habitants aux thèmes portés par la France insoumise, dans une ville où la dynamique électorale du mouvement est déjà bien installée. En effet, comme le rappelait la députée Clémence Guetté lors du meeting, LFI arrive en tête à Melun pour la présidentielle de 2022, et pour les européennes puis les législatives de 2024. Cette progression nourrit l’idée que la rupture ne relève pas du slogan, mais d’une hypothèse politique crédible.
Pour aller plus loin : Municipales 2026 – À Saint-Nazaire, la liste de la gauche en rupture avec le PS fait le plein avant le 1er tour
À Melun, nous pouvons tout changer.
Beau meeting hier avec notre tête de liste Rémy Béhagle et @ArSaint_Martin, député de la circonscription.
Du monde, de l'énergie, de la détermination.
Les 15 et 22 mars : votez ! pic.twitter.com/L49l1EiIsu
Résister à l’extrême droite, plus que jamais
Dans ce contexte, la campagne assume aussi une dimension de résistance politique. C’est d’ailleurs en ce sens que le précédent meeting, accueillant Antoine Léaument (député LFI de l’Essonne), permettait localement d’aller à rebours de la surenchère sécuritaire. Y était alors défendue l’idée que la fuite en avant répressive ne fait que préparer le terrain à l’extrême droite, en légitimant ses obsessions et en banalisant ses outils : surveillance de masse, stigmatisation, contrôle social.
Au cours de cette même soirée, les oratrices et orateurs ont également défendu l’idée de combattre la progression de l’extrême droite en tarissant ce qui la nourrit : l’abandon social, la relégation, la casse des services publics et la confiscation de la parole politique. En somme, les conséquences délétères du néolibéralisme. Car cela s’observe tout autant localement que nationalement. Le meeting a ainsi formulé une réponse locale à une séquence nationale saturée de polémiques identitaires : opposer au ressentiment une politique du commun. Par ailleurs, pour les militant·es, cette opposition à l’extrême droite n’a rien d’abstrait. Ils et elles sont en première ligne pour répondre aux discours de l’extrême droite diffusés dans les médias dominants, et pour faire face aux attaques, aux caricatures et aux intimidations.
La mort de Quentin Deranque, comme les insultes essuyées sur les marchés, a rappelé à quel point le climat politique pouvait devenir brutal quand on laissait le champ libre. Mais loin de démobiliser, cette violence renforce la détermination de celles et ceux qui refusent de céder du terrain. Car rien n’arrête une force antifasciste : il s’agit de faire de la ville de Melun un bastion, capable d’inventer de nouvelles formes de solidarité, en particulier dans les quartiers populaires où se concentrent les urgences sociales.
« Les élections municipales sont donc un moment important : c’est l’occasion de décider ensemble de l’avenir de notre ville » – Fatiya Mothay
Fatiya Mothay ne compte pas ses heures. Elle s’assure du bon déroulé du meeting à la minute près ! « Je suis militante et surtout habitante de cette ville. Comme beaucoup, j’y vis, j’y travaille, j’y élève mes enfants et j’y construis mon quotidien. Être en campagne, ce n’est pas seulement soutenir un programme : c’est écouter les habitants, partager leurs préoccupations et porter leurs attentes pour construire une ville plus juste, plus solidaire et plus vivable pour toutes et tous.
Et comme souvent sur le terrain, les discussions ont été riches, sincères, parfois préoccupantes, mais toujours utiles : on parle de logement, de pouvoir d’achat, d’accès aux droits, de la vie quotidienne dans notre commune et beaucoup de personnes ont le sentiment de ne pas être entendues, de ne pas avoir de place dans les décisions qui les concernent. Les élections municipales sont donc un moment important : c’est l’occasion de décider ensemble de l’avenir de notre ville. »
À Melun, l’Union populaire se prépare à diriger
Cette soirée a prouvé que l’alternative était prête. Le combat contre l’extrême droite et la droite néolibérale se gagne par le terrain, par le lien social et par un programme de rupture ancré dans les besoins populaires. À Melun, l’Union Populaire ne se contente pas de s’opposer: elle se prépare à diriger. Le scrutin qui approche est décisif. Face à une droite qui a fait de Melun sa propriété, l’espoir d’un basculement n’a jamais été aussi tangible.
Par Eric Tortillion
Crédits photo : Guillaume Srra – Onflex phography.


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