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Les audiences publiques au sujet du projet minier Windfall débutent cet après-midi à Lebel-sur-Quévillon.
Le Comité d’examen des répercussions sur l’environnement et le milieu social (COMEX) se donne trois jours pour entendre la population, avant de déterminer s'il recommandera ou non le projet.
Quatre ans après que Minière Osisko eut confirmé la rentabilité de Windfall, le nouveau propriétaire, Gold Fields, entre donc dans la phase finale de l'évaluation du projet, avec ces audiences du COMEX, l’équivalent du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour les projets situés sur le territoire de la Baie-James.
Lors de ces audiences publiques, le comité permettra d'abord à Gold Fields de présenter en détail son projet et ses répercussions potentielles.
Située à 115 kilomètres à l’est de Lebel-sur-Quévillon, sur le territoire de la Nation crie, la mine souterraine projetée pourrait être exploitée pendant 10 ans, produisant 300 000 onces d’or par an.
Les élus, groupes et citoyens intéressés auront donc l'occasion de questionner le promoteur, tout en présentant leur avis au sujet de ce projet minier.

Andréanne Boisvert, vice-présidente, Environnement et relations communautaires, à Gold Fields, était présente aux audiences publiques à Lebel-sur-Quévillon, mardi.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
La vice-présidente, environnement, relations communautaires chez Gold Fields, Andréanne Boisvert, rappelle que l'entreprise a déjà tenu plus de 400 rencontres avec le public pour donner des précisions sur le projet, le développer dans le respect des communautés d'accueil et de l'utilisation qui se fait du territoire.
Elle ne s'attend d’ailleurs pas à de grandes surprises lors des audiences, puisque le promoteur a tellement fait un effort en amont pour développer le meilleur projet possible.
Je pense qu’on peut s'attendre en effet à ce que les préoccupations soient véhiculées. C'est l'objectif des présentations aujourd'hui. Ceci étant dit, le projet a été vraiment conscient, lentement développé, et les infrastructures sont positionnées d'une telle façon où est-ce que les préoccupations des gens ont été prises en compte. On a aussi donc beaucoup de réponses à formuler à ces préoccupations.
Après Lebel-sur-Quévillon ce mardi, le COMEX tiendra également des audiences à Waswanipi, mercredi et jeudi.
Andréanne Boisvert rappelle que la majorité des présentations ont été faites en direction des intervenants des Premières Nations. C'est important pour nous de communiquer avec eux et de s'assurer qu'il y a une bonne compréhension des enjeux environnementaux qui sont au cœur vraiment des préoccupations des peuples autochtones, ce qui est vraiment très normal. Puis on a beaucoup de réponses à formuler sur les différentes interrogations qu'il pourrait y avoir, a-t-elle expliqué.
L'entreprise ne s'attend pas à ce qu'il y ait des ajustements majeurs au projet. D'ailleurs, son objectif est de lancer la construction dès la deuxième moitié de l'année.
Lebel-sur-Quévillon appuie le projet
Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière, appuie le projet qui doit avoir lieu, a-t-il tenu à dire.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière, a confirmé l’appui de la Ville pour le projet. Il souhaite aussi que l'avis de la population soit entendu.
Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry
Il affirme que le conseil municipal suit de près l'évolution du projet, ajoutant que ce qui est important pour [lui], c'est l'environnement.
La mine, c'est bien situé, les gens sont bien organisés, ça fait cinq ans qu'ils rencontrent les citoyens une fois par mois, les citoyens posent des questions, ils ont des réponses, chaque mois, ils changent de thèmes.
Il ajoute que le projet donnera un nouvel élan économique à Lebel-sur-Quévillon, à Waswanipi et l'Abitibi-Témiscamingue.
On avait une mine, on sait c'est quoi une mine, puis les gens sont prêts. C'est une grosse compagnie, on ne parle pas d'une compagnie toute petite, c'est une grosse compagnie. Ils ont payé un projet deux milliards. Alors, ça montre que c'est assez sérieux comme mine, a-t-il dit.
Il s'attend par ailleurs à ce que le projet attire plus de résidents dans sa municipalité ainsi que des entreprises.
Un rapport suivra dans les prochains mois.


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