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Débat sur le service incendie dans le Bas-Saguenay : un médiateur demandé

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Trois des cinq municipalités desservies par la Régie intermunicipale de sécurité incendie du Fjord (RISIF) demandent l'intervention d'un médiateur du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) afin de préserver leur entente de collaboration.

C'est que Saint-Félix-d'Otis souhaite se retirer de la RISIF à la fin de l'entente actuelle, le 4 avril prochain, notamment en raison d'iniquités financières, selon la municipalité.

Les conseils de L'Anse-Saint-Jean, Petit-Saguenay et Rivière-Éternité ont adopté une résolution lundi soir pour faire appel à un médiateur dans le dossier.

On est vraiment plus fort ensemble. Si on est isolé chacun de notre côté, il va y avoir beaucoup de problèmes dans les prochaines années, a commenté à Radio-Canada mardi le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France.

Philôme Lafrance prend la pose.

Philôme La France est le maire de Petit-Saguenay. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

Le maire saguenois a publié un long message mardi matin sur les réseaux sociaux.

La RISIF, qui dessert aussi Ferland-et-Boilleau, assure un service de sécurité incendie pour les municipalités du Bas-Saguenay.

Des conditions pour Saint-Félix

Saint-Félix-d'Otis impose plusieurs conditions pour y demeurer, sans quoi elle la quittera. Ces huit conditions ont été adoptées le 28 septembre lors d’une séance du conseil de ville.

Mardi, le maire de la municipalité, Pierre Deslauriers, n'était pas disponible pour une entrevue. Il nous a cependant exprimé qu'il tenait mordicus à trois des conditions émises.

Il souhaite que 30 % du budget total soit divisé à parts égales entre les cinq municipalités, que le droit de vote soit proportionnel à la contribution financière et que les achats de plus de 100 000 dollars soient répartis en cinq.

Un homme devant un lac.

Le maire de Saint-Félix-d'Otis, Pierre Deslauriers.

Photo : Radio-Canada / Alexis Desnoyers Muckle

Le maire Deslauriers a abordé la question lors de la séance régulière du conseil de lundi.

Au départ, le budget était de 300 000 $ environ, donc ça faisait 100 000 $ à partager entre les cinq municipalités, c'était comme un montant de départ, donc 20 000 $ pour chaque municipalité. Le budget de l'année en cours devrait se terminer à 1 091 000 $, puis il y a toujours 100 000 $ qui est partagé entre les cinq municipalités, alors que le reste est payé à la quote-part, a dénoncé le maire Deslauriers.

Selon ce qu’il a expliqué, la quote-part est payée selon la richesse foncière, le nombre de portes et la population. Les élus otissiens demandent également un remboursement rétroactif à ce sujet pour les neuf premières années de l’entente.

Des réticences

Ces demandes ne réjouissent pas certains élus.

On est prêt à faire des compromis. On est prêt à changer des modalités de l'entente pour s'assurer que le système est juste, mais il y a des limites à ça. On ne peut pas non plus commencer à changer tellement de choses que ça devient inéquitable pour nous. Il faut que ça demeure un système équitable, a poursuivi Philôme La France.

La caserne de Saint-Félix-d'Otis.

La caserne de Saint-Félix-d'Otis est située sur la route 170.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

On paie 33 % de la facture, c'est quand même assez onéreux pour la communauté. Où je rejoins le maire de Saint-Félix, c'est sur le financement du démarrage. À quelque part, est-ce que c’est 30 %, est-ce que c’est 25 %? Il y a un mouvement à faire de ce côté-là, a dit de son côté André Simard, maire de L’Anse-Saint-Jean.

Le maire de Saint-Félix-d'Otis nous a confié croire que la médiation ne changera rien à la situation, et ce, même si tous les maires du Bas-Saguenay se disent prêts à négocier.

Les canaux ouverts, selon Hervé Simard

La RISIF, quant à elle, soutient qu'il serait prématuré de faire appel à un médiateur à ce stade-ci.

Actuellement, on est en train de développer des scénarios financiers qui vont être proposés à l'ensemble des partenaires. Les canaux sont encore ouverts. La médiation, on n'est pas rendus encore à cette étape-là, a affirmé Hervé Simard, président de la RISIF et maire de Ferland-et-Boilleau.

Un homme devant le pont couvert.

Hervé Simard est maire de Ferland-et-Boilleau et préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Cette municipalité n’a pas adopté de résolution demandant le recours au médiateur.

L'entente qui unit les cinq municipalités du Bas-Saguenay avec la Régie était d'une durée de 10 ans.

Pour ne pas inquiéter les gens, la régie est en force jusqu'au 4 avril 2027. Donc, la couverture est assurée. Nous autres, on a différents scénarios qu'on a regardés qui sont possibles de faire si jamais une nouvelle entente avec la régie n'est pas possible, a dit Pierre Deslauriers à ses citoyens qui pourraient s’inquiéter.

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