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Un an après avoir commencé son parcours de femme forte professionnelle, Jo-Annie Paquet s’apprête à participer au championnat national de force tenu à Québec les 26 et 27 septembre.
D’abord adepte de CrossFit durant 12 ans, la Matanaise d’origine, maintenant établie à Rimouski, enchaîne les compétitions depuis un an. Elle a obtenu le titre officiel de femme forte professionnelle après sa victoire à la compétition internationale de force d’Arnold Schwarzenegger en mars dernier.
Le championnat national de Québec s’inscrit ainsi dans son jeune parcours déjà bien établi. J’étais petite et je voulais tout le temps forcer. On avait une écurie, une ferme, un centre d’équitation, donc lever des balles de foin, lever des roches. J’ai toujours été attirée par la force, se remémore Jo-Annie Paquet.

Jo-Annie Paquet s'entraîne chez Santé 2000, à Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Lorsqu’elle pratiquait le CrossFit, l’athlète s’illustrait dans les épreuves reliées à la force. En devenant femme forte professionnelle, elle a dû, en quelque sorte, réapprendre la discipline. Les techniques sont différentes et il y a vraiment beaucoup de technique dans la force aussi. Les charges sont vraiment plus lourdes et c'est différent, explique-t-elle.
Je pense que c'est ça qui m'a permis aussi de pouvoir performer, d'avoir une équipe derrière moi.
Une préparation exigeante

Jo-Annie Paquet est soutenue par plusieurs personnes, dont le club La Force de l'Est.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Lorsqu’elle se prépare pour une compétition, Jo-Annie Paquet s’entraîne cinq jours par semaine, à travers son emploi et ses obligations familiales. Cela représente un peu plus de trois heures par jour, en plus des simulations d’épreuves le samedi.
Elle est suivie par son entraîneur, Jean-François Caron, homme fort d’expérience, et Jasmin Desjardins, homme fort professionnel depuis trois ans.
En complément, David Manseau, entraîneur spécialisé, et Simon Corbet, massothérapeute sportif, l’aident à récupérer.
C’est de l’aider à travailler sa flexibilité et sa mobilité parce que ce genre d’entraînement crée, des fois, des tensions qui sont difficiles à gérer, même après les entraînements.
Contrer les préjugés
Au Canada, seulement une trentaine de femmes sont considérées comme des professionnelles, selon Jo-Annie Paquet. Elle indique que le nombre d’hommes sur le circuit est beaucoup plus élevé.

Jo-Annie Paquet, femme forte professionnelle
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
À Rimouski, Elizabeth Claveau a commencé à s’entraîner aux côtés de Jo-Annie Paquet en janvier dernier. Elle accompagnera d’ailleurs son amie au championnat national pour l’encourager. Pour elle, plus de femmes devraient prendre part à la discipline.
Ce sport-là nous prouve qu’une femme, ça peut ressembler à n’importe quoi et qu’on peut être forte aussi à notre manière. Moi, j’espère que ça pourra montrer à d’autres femmes qu’il y a plein de choses qui sont possibles et qu’il ne faut pas s’arrêter à ce dont on a l’air.
Jo-Annie Paquet considère qu’être une femme forte aide l’estime de soi. « Le moment où tu te dis : “Moi, je suis capable de lever un deadlift à 460 livres”, c’est vraiment quelque chose de concret », lance-t-elle.
[C’est de] montrer aux gens, aux filles, aux jeunes filles que c’est beau d’être forte, que c’est beau d’avoir des formes, que c’est beau d’être capable de lever des objets lourds et de montrer aussi que le corps peut faire plein d’affaires.
Avec les informations de Sophie Martin


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