NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dès l'entrée dans son tout nouvel atelier niché dans une ruelle de La Carneille (Orne), les visiteurs plongent dans l'univers scintillant de la costumière Aloïs Communaux.
Sur le même thèmeArtisanatFlers AggloPortraitArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Rédaction Flers Publié le 23 avr. 2026 à 5h12
La première participation de l’enfant du pays, de retour dans sa commune, a attiré les regards des visiteurs lors des Journées européennes des métiers d’art à La Carneille, commune déléguée d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne).
En plein travail, la costumière a immédiatement captivé le public, notamment les plus jeunes, fasciné par le vêtement qu’elle tenait entre ses mains.
« Je suis en train de coudre des strass sur un body un peu triste. Je vais lui ajouter des perles, des franges et le modifier, parce que l’artiste va le porter sous d’autres costumes, qui seront ôtés pour créer un effet waouh ! », expliquait-elle, concentrée sur son travail. « Tout est cousu à la main », précise-t-elle.
Un retour aux sources
Parmi les pièces exposées, un costume de sirène a particulièrement retenu l’attention des petites visiteuses, ravies d’approcher d’aussi près des tenues habituellement réservées aux coulisses du spectacle.
Originaire de La Carneille, Aloïs Communaux est revenue s’y installer il y a trois mois, après déjà dix années d’intermittence du spectacle. « J’ai acquis une solide expérience, je crée des costumes de toutes époques, mais j’ai un coup de cœur pour l’univers des drag-queens et du cabaret », confie-t-elle.
Pendant trois ans, elle a travaillé au Puy du Fou, notamment comme habilleuse pour le spectacle Le Mime et l’Étoile. Aujourd’hui, elle développe son activité entre son atelier et les déplacements sur les lieux de création : « Je crée sur place pour des petites compagnies, mais je me déplace aussi. Le plus important, c’est d’avoir les bons contacts. »
Un parcours atypique guidé par la passion
Rien ne prédestinait vraiment Aloïs à devenir costumière. « Après un bac littéraire, je suis allée à l’université en langues. Je faisais déjà de la couture, et des amis m’ont demandé de leur créer des vêtements en léopard pour leur groupe de rock. Je me suis dit : pourquoi ne pas en faire mon métier ? »
Elle se réoriente alors vers un bac professionnel métiers de la mode et du vêtement à La Ferté-Macé, avant d’obtenir un diplôme des métiers d’art de costumier réalisateur.
Un moment pour raviver la flamme
À l’issue de cette première journée d’ouverture, la jeune costumière affichait un large sourire. « On baigne dedans au quotidien, mais le fait de parler de notre métier avec les visiteurs nous rappelle la chance que l’on a. Cela ravive la flamme, on le voit d’un autre œil. »
Travailler en milieu rural n’est pas un frein pour elle, bien au contraire : « Si l’on est mobile et qu’on aime le contact, il faut aller vers les gens, leur parler. »
Elle reconnaît toutefois que l’intermittence reste une source d’incertitude : « On ne sait jamais jusqu’à quand on a du travail. La période du Covid a été difficile, et nous sommes aussi à la merci des coupes budgétaires dans la culture. »
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


2 month_ago
64



























.jpg)






French (CA)