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Par Le Figaro avec AFP
Le 4 janvier 2026 à 12h26
La grève qui commence ce lundi s’annonce très suivie, selon les syndicats. Stéphanie Rist assure avoir pris des mesures pour assurer la permanence des soins.
À la veille d’une grève des médecins libéraux, le gouvernement dit avoir pris des mesures pour assurer la permanence des soins, pouvant aller jusqu’à la réquisition. Ce lundi 5 janvier, les médecins de ville et les cliniques entament un mouvement de grève prévu pour durer dix jours, afin notamment de dénoncer diverses mesures les concernant dans le budget de la Sécurité sociale 2026. Des cabinets devraient être fermés et des blocs opératoires mis à l'arrêt, avec de possibles répercussions pour l'hôpital public. D'après le syndicat CSMF, le «mouvement sera excessivement suivi», 85% de ses adhérents ayant annoncé leur intention de faire grève.
Dans un entretien à La République du Centre publié dimanche, la ministre de la Santé Stéphanie Rist indique avoir «depuis plusieurs jours», «pris des mesures pour organiser la permanence des soins avec les Agences régionales de santé (ARS), les établissements, les professionnels eux-mêmes pour que nos concitoyens ne soient pas en danger pendant cette mobilisation». «On peut également avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin», ajoute-t-elle, expliquant qu'elle prendra ses «responsabilités pour que nos concitoyens puissent être soignés, tout en respectant la possibilité de faire grève pour les professionnels».
Les médecins libéraux entendent dénoncer le contrôle accru des prescriptions d'arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser «de façon autoritaire» les tarifs de certains actes, en «contournant» le dialogue social. «Il y a une augmentation exponentielle de ces dépassements d'honoraires ces dernières années. Même si les abus ne concernent qu'une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l'état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières», justifie dimanche la ministre.


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